Alors que le salon Mobile World Congress à Barcelone ferme ses portes aujourd’hui, eDreams ODIGEO vient de publier une étude sur les nouvelles tendances liées à la révolution du mobile dans le monde du voyage.
Dans son introduction, eDreams ODIGEO rappelle qu’il y a dix ans, Apple a révolutionné notre façon d’utiliser les appareils mobiles avec l’iPhone. Aujourd’hui, ils jouent un rôle clé tout au long des différentes étapes du voyage : de l’inspiration qui déclenche une réservation au moment où les voyageurs reviennent chez eux. L’étude rappelle ensuite quelques chiffres sur la progression du mobile : 1.45 milliards de smartphones ont été vendus dans le monde en 2016. La pénétration des smartphones est en progression partout dans le monde. En Europe elle est atteint la moyenne de 64,7 % et devrait dépasser les 67 % en 2018.

Avec ses propres chiffres, le groupe a pu observer qu’au niveau mondial, les pays les plus axés sur le mobile sont l’Angleterre, les États-Unis, l’Australie et le Japon avec une moyenne de plus de 40% de réservations mobile. Les réservations sur mobile sont aussi plus souvent réalisées à la dernière minute par rapport au Web. En moyenne, 40% des clients du groupe qui réservent des vols sur mobile le font avec moins de 7 jours d’anticipation.

Le mobile, le compagnon de l’été
Selon les chiffres d’eDreams ODIGEO, les recherches et réservations sur appareils mobiles rencontrent le plus grand succès l’été. Il y a une bonne raison : les voyageurs, plus souvent en extérieur que devant leur ordinateur, sont plus disposés à l’utiliser pour naviguer, rechercher un voyage ou pour obtenir des informations sur celui-ci.
Autre enseignement de l’étude : les voyageurs sont plus enclins à réserver des vols courts à l’aide de leurs appareils mobiles, mais utilisent encore leur ordinateur portable pour réserver des vols long-courriers.
Les futures tendances
eDreams ODIGEO a imaginé les tendances mobiles qui devraient avoir un impact dans le quotidien des voyageurs. D’abord, la tendance du « scanner plus, écrire moins ». Le groupe affirme que de meilleurs outils de capture de données permettront aux voyageurs de scanner des documents importants et ainsi extraire ces informations pour remplir automatiquement des formulaires de réservation. Certaines applications permettent aussi de sauvegarder ces informations.
Le "mobile couteau-suisse" est une autre tendance. Il permet déjà aux consommateurs d’enregistrer des cartes d’embarquement, des billets de train et des cartes de crédit sur leur appareil. Bientôt, il n’y aura besoin que du mobile pour rechercher, réserver et prendre son vol à l’aéroport.
L’étude affirme également que les plateformes seront interconnectées pour faciliter la recherche ou la réservation. « Il existe plus de 154 millions de publications #travel sur Instagram et d’innombrables tableaux de voyage Pinterest. Les gens recherchent de plus en plus d’inspiration pour leurs voyages sur les réseaux sociaux. Les logiciels étant de plus en plus aptes à extraire des informations à partir d’images, il ne faudra que quelques clics pour passer d’une image de Central Park à un itinéraire de vol + hôtel, pour un long weekend à New-York, lors du prochain créneau disponible sur votre agenda », illustre l’étude.
L’intelligence artificielle devrait aussi être une tendance forte, puisque d’ici 2019, 20 % des interactions avec les smartphones seront réalisées via des assistants virtuels personnels comme Siri d’Apple ou Alexa d’Amazon. L’assistant sera à la fois agent de voyage personnel, guide touristique et concierge.
Enfin, la dernière tendance est la réalité augmentée, propulsée par le succès de l’application Pokémon Go. Selon l’étude, la suppression des frais d’itinérance mobile en Europe offrira de plus grandes opportunités aux voyageurs pour utiliser ces services basés sur la géolocalisation et exploitant un très grand nombre de données. Elle permettra aux voyageurs d’explorer autrement les lieux touristiques. Quant aux casques de réalité virtuelle fonctionnant avec les smartphones, ils permettront aux hôteliers de faire visiter leurs établissements d’une manière plus immersive.
L'étude est disponible ici
Photo d'ouverture : Annie Spratt