Uber recrute un ingénieur de la NASA pour développer des voitures volantes

Le média Bloomberg révèle que Mark Moore, un ingénieur qui a travaillé pendant 30 ans à la NASA, va rejoindre l’équipe d’Uber Technologies Inc.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

8 février 20172 min de lecture

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© Archives Travolution

Le média Bloomberg révèle que Mark Moore, un ingénieur qui a travaillé pendant 30 ans à la NASA, va rejoindre l’équipe d’Uber Technologies Inc. afin de travailler sur le projet de voitures volantes Uber Elevate.

Le média Bloomberg explique qu’il y a 7 ans, Mark Moore, alors ingénieur aéronautique pour la NASA, publiait un livre blanc qui montrait la possibilité de développer de petits avions silencieux qui décollent et atterrissent à la manière des hélicoptères. Le concept, nommé VTOL pour « vertical takeoff and landing », semble esquisser un prototype de voiture volante digne des meilleurs films de science-fiction. Un livre blanc qui n’a pas échappé au co-fondateur de Google, Larry Page, qui a secrètement investi dans deux startups, Zee Aero et Kiity Hawk, pour développer le projet. En recrutant l’ingénieur pour développer le projet également, Bloomberg affirme qu’Uber vient donc concurrencer Google.  Mais c’est un peu plus compliqué, étant donné que Google est actionnaire (non majoritaire) chez Uber et que les deux sociétés s’échangent régulièrement des informations pour aider l’autre à développer tel ou tel service. Elles semblent donc se concurrencer, mais ne devraient pas se mettre des bâtons dans les roues pour autant.

Le VTC est conscient des challenges à surmonter

En octobre dernier, Uber publiait aussi un livre blanc sur le sujet, mais insistait sur les challenges à surmonter pour mettre place des navettes aéroportées, notamment à cause de questions de pollution, de sécurité et de batterie. Les voitures volantes ne devraient pas surgir de si tôt, mais l’ancien ingénieur de la NASA, nommé  Directeur de l'ingénierie pour Uber Elevate, devrait faire avancer la réflexion. Selon lui, il reste encore de nombreux obstacles et ils ne sont pas forcément techniques. La société qui voudra commercialiser des voitures volantes devront faire un effort pour rendre le prix abordable et surtout trouver des accords sur le trafic aérien. La loi interdit déjà aux drones d’occuper l’espace aérien dans de nombreux lieux, alors on imagine le temps que cela prendra pour laisser circuler des voitures volantes… Dans l’idéal, Uber voudrait développer des véhicules électriques ou autonomes décollant et atterrissant verticalement à la manière d’hélicoptères et capables de se rendre à destination en suivant une ligne droite aérienne. Les toits des immeubles deviendraient alors des « vétiports » où se poseraient les voitures et où l’on pourrait les recharger. Mais le VTC devra faire avec la concurrence, notamment Airbus et  son projet de taxi volant sans pilote baptisé CityAirbus.

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