Wiidii est satisfait de sa présence au CES et multiplie les projets

La startup Wiidii, qui propose un assistant personnel hybride combinant intelligence artificielle et humain, a participé cette année au CES, le salon consacré…

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Julia Luczak-Rougeaux

2 février 20174 min de lecture

Wiidii_TeamCES
La team Wiidii au CES© Archives Travolution

La startup Wiidii, qui propose un assistant personnel hybride combinant intelligence artificielle et humain, a participé cette année au CES, le salon consacré à l'innovation technologique en électronique grand public à Las Vegas. Une belle vitrine pour la jeune pousse qui enchaîne les partenariats avec les acteurs du Tourisme.

Cette année, l’intelligence artificielle était à l’honneur au salon Consumer Electronic Show de Las Vegas, dédié à l'innovation technologique en électronique grand public. Rien d’étonnant donc à ce que la startup Wiidii, qui propose un assistant hybride combinant intelligence artificielle et humain, décide de faire le déplacement de l'autre côté de l'Atlantique. D’autant plus que la France était la 3é délégation représentée derrière les Etats-Unis et la Chine. « C’était énorme », commente Cédric Dumas, dirigeant de Wiidii, « Nous avons eu beaucoup de visites, notamment grâce à une publication dans le magazine officiel du salon où nous étions nommés au côté de l’Echo d'Amazon, Ok Google ou Siri d'Apple ». La startup a pu discuter avec des marques françaises intéressées par sa solution, comme Total, Darty, L'Oréal ou la RATP. « Il nous reste à trier et contacter toutes ces sociétés et poursuivre les discussions », déclare Wiidii dans un communiqué.

Des pilotes comme s’il en pleuvait

Wiidii_CédricDumas Cédric Dumas, Dirigeant de Wiidii

Des discussions qui devraient s’ajouter à celles déjà engagées avec de nombreux acteurs du Tourisme ces derniers mois. La jeune pousse a mis au point un pilote avec Voyages-Sncf pour accompagner les voyageurs d’affaires et plus particulièrement les détenteurs d’une carte Frequence Pro Première. « Le voyageur d’affaires a un réel besoin d’assistance. Cela lui permet de perdre moins de temps. Par exemple, si un train arrive en retard, l’application lui permet de prévenir rapidement la personne avec qui il avait rendez-vous ou de trouver un restaurant qui rentre dans son budget », illustre Cédric Dumas. Dans le cadre du pilote, VSC invitait les voyageurs concernés à télécharger l’application dans un mail. La cible des voyageurs d’affaires intéresse aussi la compagnie Hop, pour qui Wiidii a conçu un pilote destiné aux membres du programme de fidélité Flying Blue Platinum.

La startup a aussi travaillé avec l’Aéroport de Nice sur un pilote destiné à une clientèle de grands voyageurs et avec un tour-opérateur chinois pour assister les touristes lors de leurs déplacements en Europe. Elle a travaillé avec la ville de Bordeaux pour proposer une assistance à la population locale cette fois-ci, pour la renseigner sur la ville et les activités à faire. Elle réfléchit actuellement avec la ville de Cannes pour mettre au point le même genre de service.

Pour chacun de ces partenariats excepté le tour-opérateur, il s’agissait de pilotes estampillés Wiidii et proposés gratuitement aux utilisateurs. « La plupart des sociétés ne sont pas prêtes à s’engager sur un service en marque blanche », justifie le dirigeant de la startup. Pourquoi des pilotes et aucune signature concrète ? « Les processus de tests et de décision prennent du temps, surtout avec les grosses sociétés. Mais nous avons eu des retours positifs et il faut s’attendre à des annonces dans les prochains mois », confie t-il.

La jeune pousse mise sur l’humain

Wiidii_ScreenshotDans le domaine des assistants virtuels, il y a deux écoles. Ceux qui misent sur l’intelligence artificielle, comme Sam, et ceux qui misent sur l’humain, comme Wiidii. « L’intelligence artificielle est déjà le terrain de jeu de mastodontes que nous ne pouvons pas concurrencer à notre échelle. Nous voulons faire rêver, mais avec notre qualité de service. Nous avons choisis d’être différents. D’ailleurs, nous étions la seule entreprise à proposer un service hybride au CES », explique Cédric Dumas. Il explique qu’aujourd’hui, il est difficile de réserver un service juste par le biais de l’intelligence artificielle (AI) et encore plus en province. Aujourd’hui, les systèmes d’assistance fonctionnant avec de l’AI se connectent à des API, des interfaces de programmation qui font le pont avec l’application Uber par exemple. Mais si une personne habitant dans une petite ville veut commander un VTC mais que celui-ci ne dessert pas cette petite ville, l’assistant ne sera pas en mesure de l’aider. « Les services de Yelp ou de Google Maps ne fonctionnent pas en Chine par exemple, alors comment l’assistant basé sur l’intelligence artificielle peut-il être efficace ? », complète t-il.

Au CES, Cédric Dumas a rencontré beaucoup de robots et cela l’a inspiré. « Nous sommes en  train de réfléchir à l’éventuelle intégration de notre assistant dans un robot », révèle Cédric Dumas. En tant que software, il pourrait d’ailleurs être implanté partout où l’on pourrait avoir besoin d’assistance. Et dans ce domaine, les opportunités sont nombreuses...

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