Voici le deuxième épisode des chroniques de Tom T. en 2030, un monde où les technologies sont omniprésentes et bouleversent tous les usages du tourisme.
Tom T. commence à penser aux vacances de printemps et se demande s'il ne va pas essayer les campings BEH cette fois-ci. Au salon IFTM Top Resa-Tour Eiffel, il avait rencontré le propriétaire d’un BEH, le Campnew, qui vient d’ouvrir ses portes dans le parc naturel France Milieu (anciennement Périgord/Limousin). C’est bien sûr un espace 100% "zéro empreinte", le label mondial de préservation des écosystèmes (label crée en 2021).
Ce terrain est équipé d'un fab lab avec des imprimantes 3D qui permettent d'imprimer une structure en forme de tente, bio dégradable en fructose de châtaigne (restons terroir !) couplées à des molécules absorbant la lumière pour une dégradation photosensible. Tom T. peut choisir par avance son modèle parmi ceux proposés par le camping. Il sera imprimé le jour de son arrivée. S'il préfère, il peut aussi proposer son propre plan qu’il peut dessiner lui-même ou bien télécharger sur l’un des nombreux sites qui fournissent des modèles gratuits ou payants comme le célèbre site « printmytente ». Les nouvelles machines proposent quatre durées d'utilisation : 12h ou 48h pour un week-end, 7 jours ou 15 jours pour les séjours plus longs. Ce qui est bien avec ces BEH (bio-éphémère-hébergement) c'est qu'on peut choisir sa taille, ses extensions et sa couleur. Cette année, la tendance est "ventre d'escargot" mais Tom T. penche plutôt pour un « truffe noire ». A la fin de l’utilisation, les terrains seront totalement propres, les structures se seront automatiquement dégradées, les déchets auront été instantanément dissous par des bactéries et l'herbe écrasée aura été bio-régénérée par des bio-bots qui lui auront injecté des enzymes régénérateurs. Plus aucune trace du passage de Tom T.
Pourquoi est-ce plausible ? Je me suis appuyée sur la technique de l’imprimante 3D qui maintenant est capable d’imprimer des surfaces conséquentes dans des matières de plus en plus diversifiées. Les matières bio-dégradables conçues à partir d’amidon de maïs ou de blé disparaissent en quelques mois grâce à la pluie ou à la chaleur. Quant aux bio-bots, ce sont des nanorobots, bio-dégradables, qui peuvent mesurer 0,1 micromètres et qui peuvent déjà transporter toute sorte d’éléments dans le vivant.
*bio-éphémère-hébergement
Photo : L'écocapsule pensée par la société Nice Architects