Les résultats du baromètre Tourisme et E-tourisme Raffour Interactif

Guy Raffour a dévoilé, à l’occasion de l’IFTM Top Résa, les résultats du Baromètre Tourisme et E-tourisme Raffour Interactif.

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Ouns Hamdi

27 septembre 20166 min de lecture

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© Archives Travolution

Guy Raffour a dévoilé, à l’occasion de l’IFTM Top Résa, les résultats du Baromètre Tourisme et E-tourisme Raffour Interactif. Deux baromètres comparent les habitudes de voyage des Français aux pratiques des agences de voyage. Des questions qualitatives et quantitatives leur ont été posées pour déterminer le profil des voyageurs, les destinations privilégiées, la qualité de la médiation avec les professionnels du Tourisme, le type de voyage que les Français privilégient et les forces et faiblesses du secteur.

Le premier baromètre composé d’une centaine de questions se fonde sur les témoignages de 200 agents de voyages, les « piliers entre les clients et les fournisseurs » selon Guy Raffour. La répartition se veut représentative en termes de taille, de localisation en France et inclut voyage de loisirs et d’affaires. Les résultats sont confrontés au second baromètre annuel élaboré grâce aux réponses de 1030 Français de plus de 15 ans. Ils ont été interrogés en face-à-face pendant une heure sur des questions ouvertes ou fermées concernant exclusivement leurs voyages loisirs.

Quelques chiffres sur le secteur en général Cette étude nous apprend que 37 % des voyageurs sont partis en court séjour marchand, 36% en long séjour marchand et 29% en long séjour non-marchand. Au total, 60 % des Français sont partis en 2015, « ce qui représente une baisse de deux points comparé aux résultats de 2014 » déclare Guy Raffour. Malgré cette baisse, les personnes ayant voyagé l’ont fait plus d’une fois pour 36 % d’entre eux, « choisissant ainsi plusieurs types de séjours » selon le fondateur du cabinet d’étude. Les Français sont moins nombreux à partir, mais ceux qui choisissent de le faire le font plus souvent. L’analyse du baromètre des Français nous apprend également que les classes socio-professionnelles supérieures ne représentent que 18 % des partants. « Ils ne constituent donc pas le gros du marché du tourisme, mais consomment plus et partent plus souvent » précise-t-il. Les plus nombreux à voyager sont les employés, ouvriers et professions intermédiaires qui représentent 48 % du volume total, « c’est cette catégorie qui fait varier le taux de départ d’une année sur l’autre » selon lui. Les retraités qui sont 24 % à voyager sont des clients exigeants. Ils partent pour la plupart hors saison et leurs départs se répartissent sur l’année. L’étude nous apprend aussi que 79 % des Français sont partis en France, ce qui représente « une augmentation notable des départs dans l’hexagone » déclare Guy Raffour. 35 % ont choisi de séjourner à l’étranger, mais la répartition des destinations a complètement changé. Ils ont délaissé le bassin méditerranéen notamment à cause du printemps arabe » annonce le présentateur de l’étude. Seuls 14 % de la population française a fait les deux. « Ces changements de comportement sont annoncés comme étant durables selon les experts, ce qui profitera aux pays nordiques et aux îles » selon le fondateur du cabinet.

Intermédiation auprès des professionnels Le baromètre permet de constater que 38 % des Français ont réservé leur séjour via un intermédiaire professionnel pour un départ en France. Pour les départs à l’étranger, le chiffre atteint les 70 %. « Les résultats prouvent qu’il ne faut pas opposer un média à un support, mais aller vers une évolution multicanal » insiste Guy Raffour. « Les pure players créent leurs propres outils, mais ne sont pas en concurrence avec les professionnels à qui les Français font appel pour leur expertise » poursuit ce dernier. Cependant, l’étude relève une forte évolution de réservations et préparations de séjours en ligne. D’après lui, il est donc « nécessaire pour les agences de voyage de s’ouvrir à ces nouvelles technologies ». En effet, une augmentation de 12,3 millions d’« e-touristes » est à noter entre 2006 et 2015, ce chiffre devenant de plus en plus important. Cette dernière donnée signifie que 77 % des Français ont réservé un séjour via Internet en 2015. L’évolution des « m-touristes » est également importante avec 39 % des Français ayant fait appel à des plateformes mobiles l’an passé. Le nombre d’« e-touristes », que ce soit via ordinateur ou smartphone est plus important lors d’un départ à l’étranger que pour un départ en France. Mais les chiffres d’appel à un intermédiaire professionnel et les chiffres du e-tourisme ne sont pas incompatibles, car 42 % des clients arrivent en agence avec un projet précis déjà préparé sur internet. Du point de vue des agences, cela représente pour 41 % d’entre elles un avantage, car cela permet un gain de temps et un meilleur ciblage des propositions. Cette pratique est également vue comme une opportunité pour les professionnels du voyage qui peuvent mettre en avant leur valeur ajoutée. Le passage en agence après la préparation sur internet est perçu comme une marque de confiance du client : ils peuvent ainsi réaliser que les prix ne sont pas forcement mois chers en ligne. Néanmoins, certains inconvénients ont été révélés par l’analyse des résultats. Il n’est pas toujours possible pour les agences de voyages de retrouver les mêmes prix ou produits que sur le web. Certains estiment aussi que ces pratiques tirent les prix vers le bas.

Types de séjours En outre, le baromètre révèle que les séjours les plus demandés par les clients dans les agences de voyages sont les « all inclusive ». 78 % des Français «sollicitent cette formule pour une meilleure maîtrise de leur budget et un voyage serein dans un contexte économique restreint » selon Guy Raffour. Les formules « sur-mesure » ou « à la carte » arrivent en deuxième position dans le choix des Français. En optant pour cette option, « ils cherchent à amortir l’argent investi, être en petits groupes, avoir une expérience et un accompagnement personnalisé » précise-t-il. Les autres possibilités de formules arrivent loin derrière. Le fondateur du baromètre déclare que « cette tendance sociale de la personnalisation, accentuée par les réseaux sociaux, se reflète également dans le tourisme et doit être prise en compte par les professionnels pour être prévue en amont et fournir une organisation optimisée ». Dans le business travel, dans 54 % des cas les dépenses des clients sont systématiquement définies dans le cadre d’une politique voyage. « Ce chiffre en forte augmentation vient confirmer un durcissement des politiques voyages en partie dû aux développements des outils de contrôle. Cette tendance est à surveiller, car plus la politique est serrée, plus les employés risquent d’essayer de contourner les règles » explique Guy Raffour. En effet, de nombreuses études prouvent que lorsque les politiques voyages prennent en compte le confort du travailleur de meilleures économies sont réalisées.

Photo du slider : Ian Schneider

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