Business Travel : Quand le bleisure participe au dynamisme des destinations

Lors de l’IFTM Top Resa, une table ronde s’est tenue sur le thème du bleisure.

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Ouns Hamdi

27 septembre 20163 min de lecture

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© Archives Travolution

Lors de l’IFTM Top Resa, une table ronde s’est tenue sur le thème du bleisure. Cette nouvelle tendance dans le secteur du business travel consiste à mixer travail et loisirs ou à prolonger le séjour lors d’un déplacement professionnel. Des enjeux tels que les assurances, la capacité à fournir les informations ou encore la maîtrise des nouvelles technologies sont à considérer pour les entreprises.

Cette mouvance du bleisure « s’inscrit pleinement dans l’esprit start-up » selon Laurent Queige, Délégué Général du Welcome City Lab, où le bien-être de l’employé est considéré comme étant un élément clef pour la croissance d’une entreprise. Aujourd’hui, les employés cherchent de plus en plus à « s’amuser en travaillant » relève-t-il. Nicolas Lefebvre, Directeur Général d’OTCP confirme cette tendance en affirmant que « le voyageur d’affaires ne souhaite plus se retrouver seul dans une chambre d’hôtel et un plateau repas à partir de 19h ». L'entreprise doit donc s’adapter au mieux et « être en capacité de donner des informations supplémentaires sur le lieu et la destination où se déroulent les rencontres professionnelles » affirme ce dernier. Elle doit permettre à ses collaborateurs d’avoir toutes les clefs en main pour choisir ce qu’ils souhaitent faire de ce temps libre. Avec « l’émergence des smartphones et applications les employés acquièrent une nouvelle façon de vivre leur voyage d’affaires » d’après Ronan Bergez, Sales Director d’Egencia, c’est une valeur ajoutée au développement du bleisure et donc un facteur d’augmentation du plaisir en entreprise. Hervé Kozar Directeur Général Adjoint Commercial Transavia France, affirme que « cette pratique est une réalité qui va vite et il faut donc s’adapter en permanence » en possédant les technologies adéquats. « Le défi est de fournir aux employés des plateformes de réservation similaires à celles utilisées dans la sphère privée » pour le Directeur Général d’OTCP. En effet, cette approche serait vertueuse pour l’entreprise car, en général, « lorsque les personnes effectuent elles-mêmes leurs réservations celles-ci sont en moyenne 10% moins chère » selon le représentant de Transavia.

Un intérêt pour les destinations

Par ailleurs, il devient important pour les fournisseurs de prestations du business travel, de « présenter les villes comme éléments de tourisme pour vendre des congrès aux entreprises » précise Nicolas Lefebvre. « De nombreux voyageurs d’affaires souhaitent visiter le territoire ou faire les déplacements avec leurs proches » poursuit il. Les prestataires se doivent de prendre en compte cette tendance émergente en proposant des offres personnalisées pour combler les heures creuses afin de prospérer dans ce secteur. Cependant, les intervenants s’accordent à dire qu’il ne faut pas tout attendre de son prestataire. Pour qu’il soit pleinement vécu, le bleisure doit être prévu en amont par les employés. Des préoccupations telles que les contrats d’assurances, propres à chaque entreprise, doivent être « pris en compte avant le départ » note Ronan Bergez, car « certains interdisent même la pratique de sports lors d’un déplacement » précise-t-il. Laurent Queige pense qu’il serait donc préférable pour l’entreprise et pour l’employé de décomplexer cette pratique. « Vivre le bleisure en transparence procure sécurité aux sociétés et certains avantages tarifaires aux employés » commente le Directeur Général d’OTCP. Enfin, les prestataires se doivent de définir correctement leurs cibles. L'idée reçue est que les jeunes et les femmes seraient plus disposés à la pratique du bleisure. En réalité, c’est en partie faux. « Ces catégories de population représentent en réalité une petite part de marché. Ils sont, en général, beaucoup moins sollicités pour les déplacements professionnels. Voyageant très peu pour le compte de l’entreprise, ils cherchent donc à en profiter plus » d’après le représentant d’Egencia. Le bleisure doit donc s’ouvrir et s’adresser à tous pour augmenter les retombées économiques des destinations. La frontière entre voyages d’affaires et voyages loisirs devenant de plus en plus poreuse, tout le défi est de marier au mieux les deux secteurs pour à la fois améliorer l'expérience des voyageurs tout en assurant un dynamisme économique aux destinations.

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