L’expérimentation de deux navettes autonomes, baptisées Navya Arma de la société française Navya, a commencé début septembre à Lyon pour une durée d'un an. En partenariat avec la société Keolis, la société a mis en place Navly, la première desserte de transports publics par véhicules électriques autonomes. Le but est de déterminer leur fiabilité technique et leur utilité dans le transport urbain. Certain réglages restent cependant à opérer pour ces deux véhicules.
Les deux navettes de la société française Navya ont fait leurs premiers pas dans les rues du IIe arrondissement de Lyon début septembre. Nommé Arma, ce véhicule a été conçu pour pouvoir accueillir une quinzaine de passagers. Ils desservent gratuitement cinq stations du lundi au vendredi entre 7h30 et 19h, sans chauffeur sur 1,3 Km. Les véhicules autonomes, électriques et à zéro émissions de gaz sont pilotés à l’aide de capteurs réalisant du mapping 3D. Cette expérimentation de deux minis bus ouvre la voie aux navettes autonomes en France dans l’espoir de solutionner le problème du dernier kilomètre. Ce test durera un an pour déterminer sa fiabilité technique et sa légitimité en terme de mobilité urbaine. « En comptant 400 à 500 personnes transportées chaque jour, ça fait plus de 100 000 passagers sur l’année », a calculé Christophe Sapet, le président de Navya. Il s'agit d'une première mondiale.
Navly, premiers arrêts de transports en commun autonomes
Avec la société Keolis, spécialisée dans la conception et l’exploitation des réseaux de transports, Navya a lancé Navly, nouveau service de navettes urbaines pour compléter les moyens de transports traditionnels (bus, tramways, métro...) et permettre aux transports publics une meilleure transition dans un monde automatisé. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de collaborations "public/privé" qui ont pour objectif de favoriser la création de services inédits destinés aux passagers et de permettre l'essor d’entreprises innovantes qui s'intéressent au développement durable, à la mobilité, aux économies d’énergie, à l’environnement et la qualité de vie.
Des améliorations restent à faire
Encore en période d’essai, certains réglages restent à faire dans les deux minis bus de la société Navya. L’absence de panneaux indiquant l'heure de passage semble être un paradoxe. Les heures d’arrivée de ces deux transports sont encore fluctuantes pour le moment et rend donc leur utilisations très peu pratique pour les usagers. De plus, certains problèmes techniques ou de maintenance ont été relevés. Le mini bus se gare parfois sans raison ou ne peut pas desservir le terminus pour une raison inconnue. Enfin, un panneau interne indique que «les navettes ne sont pas accessibles aux fauteuils roulants», alors que le service a été présenté à la presse comme «accessibles aux personnalités à mobilité réduite». Navya dispose d’un an pour mettre en œuvre tous les réglages nécessaires. Il ne faut néanmoins pas perdre de vue que ces navettes restent expérimentales et que le code de la route français n’autorise toujours pas la circulation de véhicules autonomes. Pour ce test une dérogation d’une année à du être approuvée par le ministère des transports. Cependant, il s'agit d'un premier pas vers l'implémentation (et l'acceptation?) des véhicules autonomes en France.