Comment Pokémon Go peut profiter au Tourisme

Impossible d'être passé à côté du phénomène Pokémon Go, ce jeu mobile dont on entend parler tous les jours et qui pousse des personnes à rentrer chez des…

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Elisa Peltier

20 juillet 20164 min de lecture

pokemon
© Archives Travolution

Impossible d'être passé à côté du phénomène Pokémon Go, ce jeu mobile dont on entend parler tous les jours et qui pousse des personnes à rentrer chez des inconnus ou à traverser des autoroutes. S'il attire des joueurs du monde entier, il pourrait aussi attirer des touristes du monde entier dans les musées ou lieux touristiques peu visités. On vous explique comment surfer sur le phénomène.

Si vous voyez de plus en plus de gens marcher dans la rue, le nez scotché à leurs smartphones, ils ne sont pas en train de chatter ou de suivre le cours de la bourse. Ils chassent… des Pokémon. En effet depuis peu, le jeu Pokémon Go, créé par Niantic Labs (une filiale de Google), a investi les rues de plusieurs villes du monde. Mise en ligne le 6 juillet 2016, l’application comptait plus de 26 millions d’utilisateurs actifs aux États-Unis dix jours plus tard. Le but du jeu est de chasser des Pokémon, faire éclore des œufs, les faire évoluer, les faire se battre, comme le faisaient Sacha et ses amis dans les années 90. L’application repose sur le principe de la réalité augmentée. L'idée est que nous sommes désormais entourés de petits monstres virtuels, seulement visibles grâce à la plateforme du jeu. Lors de l’apparition d’un Pokémon rare, une foule de chasseurs se réunit à un endroit donné afin de tenter de le capturer. C’est une véritable aubaine pour les musées et lieux touristiques qui peuvent surfer sur cette mode en appâtant les chasseurs (c’est un comble) grâce à des PokéStop. Les PokéStop sont représentés par des cubes bleus. Ils correspondent à des lieux culturels tels que des monuments, des statues, des plaques de commémoration ou des peintures. Certains commerces peuvent également être des PokéStop.  Un musée peut tout à fait créer le siens grâce à un formulaire en ligne sur le site de Niantic Labs.

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Certains musées sont devenus de véritables aimants culturels grâce au phénomène de Pokemon Go. Par exemple, le British Museum a un PokéStop dans son exposition d’art japonais (rien d’étonnant donc) composée de 300 animaux sculptés appelés netsuke. Certains ressemblent à des renards à longue queue, on y trouve aussi un aigle tenant un chiot dans ses pattes, ils sont mignons et grotesques à la fois, comme les Pokémon. Sa fréquentation aurait augmenté depuis l’apparition de ces créatures. Pour les musées qui accueillent leurs nouveaux visiteurs, l’enjeu est de savoir comment favoriser les interactions avec l’art qui n’ont aucun rapport avec quelconque dragon enflammé ou tortue couleur pastel. Pour enrichir l’expérience des joueurs, les musées et les parcs nationaux mettent à contribution le personnel et les gardes des parcs. Lorsque le jeu sera entièrement déployé, les membres du personnel entreront en interaction avec d'autres joueurs Pokemon Go afin de marcher avec eux d'un PokéStop à l'autre en leur offrant une visite spontanée entre les deux. C’est une stratégie naissante, dont les balbutiements ont lieu actuellement dans les parcs nationaux des États-Unis et au McNay de San Antonio.

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Visit Anaheim, en Californie, publiait le 11 juillet dernier la liste des meilleurs endroits pour chasser les Pokémon. Quelques jours après, Travel Portland en Oregon, dévoilait les meilleurs endroits pour rencontrer un Poké-Stop. Le musée d’art américain Crystal Bridges, à Bentonville, invite les joueurs à venir chasser les Pokémon dans sa nouvelle exposition. Récemment, Tourisme Montréal publiait sur son blog le Top 10 des activités familiales pour vivre l’expérience Pokémon Go à Montréal.

En fin de compte , la chasse aux Pokémon revient à faire une chasse au trésor, un concept populaire créé pour engager les étudiants lors des visites scolaires . Mais contrairement aux technologies qui sont entièrement limitées à l'écran d'un smartphone, Pokémon Go est construit sur ​​le principe de la réalité augmentée: cela implique que ses utilisateurs restent connectés avec leur environnement réel. L'utilisation d’indices pour trouver un PokéStop exige un goût pour l’exploration, de la curiosité et un bon sens de l’orientation.

Pour le moment, on ne connaît pas encore la date de sortie de la version française (jusqu'ici les joueurs doivent télécharger la version anglaise sur les stores iOS et Android américains). Lorsque ce sera le cas, les chasseurs de Pokémon devraient être encore plus nombreux. En attendant, gare à la Team Rocket…

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