Le ClubMed crée le métier d’e-GO

Avec la création de ce métier d'e-GO, le club de vacances a pour ambition de fédérer ses clients autour d'une application de services et d'accroître leur…

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EP

Elisa Peltier

13 juillet 20162 min de lecture

clubmed_e-GO
© Archives Travolution

Avec la création de ce métier d'e-GO, le club de vacances a pour ambition de fédérer ses clients autour d'une application de services et d'accroître leur sentiment d'appartenance à la marque. 

Après la mise en place du e-checking, qui permet d'effectuer l’ensemble des formalités depuis chez soi, avant l’arrivée au village (y compris ses inscriptions aux activités), le ClubMed crée le métier d’e-GO et continue de surfer sur la vague du numérique. A mi-chemin entre reporter, artiste et marketeur, ce GO (Gentil Organisateur) a pour mission de fabriquer et de mettre en ligne en temps réel des contenus numériques et multimédias sur la vie d’un village. C'est donc une version plus "digitale" du métier de GO qui existe depuis toujours chez le club de vacances. « L’appli que les GM (Gentils Membres, ndlr) peuvent télécharger ne remplace ni les réunions d’information, ni les actions d’animation, mais permet de partager des photos, de trouver un partenaire de tennis ou de golf et de s’inscrire en temps réel aux événements », détaille dans un communiqué de presse Patrick Calvet, directeur général des opérations Europe et Afrique du Club Med. Les clients pourront alors s'inscrire sur l'application aux activités partagées par l'e-GO, ils pourront aussi trouver un partenaire de golf par exemple. Mise en place cet hiver, cette nouvelle fonction sera petit à petit proposée dans l'ensemble des villages.

Concernant leur salaire, l'e-GO est payé au SMIC et est logé, nourri et a accès aux sports à volonté. « La bataille ne se joue pas sur le salaire, mais sur les perspectives d’évolution, de mobilité géographique et sur la qualité des relations de travail », estime Patrick Calvet qui a entrepris de sensibiliser ses encadrants à une gestion « bienveillante » des équipes : davantage de "briefs" quotidiens et beaucoup d’ « intelligence managériale ». « Faire tourner des resorts avec l’esprit du Club implique d’être proche du travail terrain », continue t-il. Fini les process managériaux importés des grandes entreprises.

« Le Club doit redévelopper la vocation artistique de chaque GO afin de faire émerger d’autres Canteloup », dévoile Patrick Calvet, soucieux de maintenir son rang dans le monde du spectacle. Rappelons en effet qu'avant de devenir humoriste, Nicolas Canteloup était GO au Club Med de Pompadour. Les futurs e-GO sont donc prévenus : ils devront soigner leur fibre créatrice.

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