La startup Spendesk est le fruit de la startup studio eFounders. Elle propose aux sociétés un système de paiement virtuel qui permet aux collaborateurs de fluidifier leurs achats, sans avoir à générer des notes de frais.
Spendesk a été créée par la startup studio eFounders. Cette dernière est un peu particulière car elle donne naissance à d’autres sociétés grâce à une réflexion en interne. Elle a été créée en 2011 sous l'impulsion de Thibaud Elzière, fondateur de Fotolia, et de son associé Quentin Nickmans. C’est donc grâce à ces réflexions que Spendesk a commencé à voir le jour il y a un an, même si elle a été lancée officiellement depuis trois semaines, en partant d’un constat : les employés des sociétés ont un comportement C2C, ils veulent se débrouiller eux-mêmes lorsqu’il s’agit de réaliser un achat. Pourtant, aujourd’hui, la majorité des processus de paiement sont compliqués. « Trop de personnes sont impliquées, c’est plutôt laborieux », ajoute Rodolphe Ardant, le CEO. C’est pourquoi l’idée de Spendesk a vite immergé. Sa promesse ? Aider les entreprises à fluidifier le process de paiement grâce à une couche de virtuel, tout en ayant un contrôle total sur les dépenses.

Comment ça marche ?
L’utilisation de Spendesk est relativement simple : il suffit de posséder un compte sur la plateforme et d’installer un plugin sur son navigateur. Chaque membre de l’équipe possède un compte et une somme ainsi qu’un domaine de dépenses qui lui sont attribués. Si un membre veut acheter un billet de train par exemple, il pourra générer une carte virtuelle et ainsi réaliser l’achat. Il devra ensuite ajouter la facture sur la plateforme pour que le comptable ou le contrôleur de gestion puisse y accéder. Le procédé est donc presque entièrement automatisé. Si la personne veut effectuer un achat hors budget ou non autorisé en temps normal, il devra attendre l’approbation de son supérieur. L’outil concerne tous les achats pouvant être effectués dans le cadre de l’entreprise. Il concerne forcément le voyage d’affaires, mais aussi d’autres dépenses, comme l'achat de flyers par exemple. Le système est principalement conçu pour le Web, mais il est accessible depuis un mobile. L’intérêt de l’application mobile, c’est que le manager peut recevoir des notifications en temps réel et peut ainsi accepter une demande plus rapidement.
L’équipe de Spendesk cherche déjà à améliorer son produit. C’est pourquoi la startup est en train de réfléchir à la conception de cartes virtuelles, mais utilisables « In Real Life » en magasin ou dans les hôtels. L’équipe aimerait également automatiser la récupération des factures à partir d’une boîte mail.

1500 clients dans les 12 prochains mois
Aujourd’hui, Spendesk comptabilise 70 clients, essentiellement issus du secteur numérique, parmi lesquels on trouve Drivy, Webedia ou iAdvize. Elle espère arriver au nombre de 1500 clients dans les 12 prochains mois. Pour cela, elle compte sur le soutien d’eFounders qui fait office d’incubateur, d’accélérateur et de structure de funding pour la jeune pousse. « A terme, nous allons sûrement devenir concurrent des grandes entreprises de paiement dans le voyage d’affaires, mais ce n’est pas notre but. Surtout que nous nous adressons davantage aux petites entreprises », explique Rodolphe Ardant. Spendesk espère devenir leader du domaine en Europe. Elle ouvrira bientôt l’Espagne, l’Allemagne et l’Angleterre.
Le modèle économique de la startup est assez simple et fonctionne sur un modèle « logiciel ». L’entreprise paye un prix par utilisateur et par mois. A chaque somme ajoutée sur le compte de l’entreprise, elle prélève une commission de 0,65%.