Business Travel : pourquoi les sociétés devraient-elles adopter FLYR ?

Dans le cadre de notre évènement Future of Business Travel, Alexandre Migan, DG EMEA chez FLYR, est venu expliquer l’intérêt de cette technologie de…

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Julia Luczak-Rougeaux

19 mai 20164 min de lecture

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© Archives Travolution

Dans le cadre de notre évènement Future of Business Travel, Alexandre Migan, DG EMEA chez FLYR, est venu expliquer l’intérêt de cette technologie de prédictions des prix des billets d’avion à l’ensemble des métiers représentés dans l’assistance. Il s’est ensuite fait « challenger » par deux membres de GBTA.

Hier, TOM organisait son premier évènement dédié au voyage d’affaires : Future of Business Travel. Comme son nom l’indique, cette matinée de conférences et de networking a été l’occasion de discuter des nouvelles technologies et usages pour imaginer le futur du secteur. 150 décideurs du voyage d’affaires (acheteurs, voyageurs d’affaires, TMC et fournisseurs) ont répondu présents à cette manifestation forte en enseignements. Parmi les interventions de la matinée, celle du DG EMEA de FLYR, Alexandre Migan, a beaucoup intrigué les participants.

La société FLYR, lancée en 2013 aux Etats-Unis, est spécialisée dans le prédictif. Elle propose un outil de prédiction qui indique le meilleur moment pour acheter son billet d’avion et offre la capacité de prendre une décision en temps réel. FLYR envoie également des alertes tarifaires prédictives par mail pour aider les voyageurs à optimiser leurs dépenses. Ses prédictions concernent à la fois le prix des billets, mais aussi la disponibilité de ceux-ci. Les voyageurs peuvent aussi souscrire à des options pour bloquer le prix d’un billet d’avion pendant 7 jours ou pour profiter d’une protection contre la baisse du prix. Une technologie très intéressante pour les acteurs du voyage d’affaires soucieux de faire des économies.

Le machine learning au service de la prédiction

« Pourquoi cette technologie n’a pas été mise en place plus tôt ? », a lancé Alexandre Migan à la salle, « Tout simplement car il y a eu une rupture technologique et des innovations sont apparues dans le domaine de l’infrastructure et de la puissance de calcul ». Ces dernières années, le coût d’un mode de calcul a été divisé par 20. Aujourd’hui, il est possible de développer des algorithmes qui apprennent d’eux-mêmes. Le machine learning a fait de grand progrès, ce qui permet à des intelligences qui partent de zéro de devenir performantes rapidement. « C’est ce qu’a démontré Google avec son intelligence artificielle qui a battu le champion du monde du jeu de Go. Elle est partie de zéro et s’est totalement adaptée au joueur se trouvant en face », a continué le DG EMEA de FLYR. C’est ce qu’essaie également de faire la société avec la prédiction. Elle prend en compte des données historiques et les croise avec des données en temps réel pour pouvoir prédire la disponibilité et le prix d’un billet. Sur 9 cas 10, la prédiction sur la disponibilité est bonne. Quant au prix, il peut contenir une fourchette d’erreur d’environ 3-4 euros.

Alexandre Migan a également présenté un outil en cours de développement pour aider à la planification de voyage. Grâce à un code couleurs sur un calendrier, le voyageur saura quand partir pour payer le moins cher.

Des expérimentations dans le business travel

Après cette explication de la technologie, deux challengers GBTA France, l'antenne française de l'Association Mondiale du Voyage d'Affaires, sont venus poser sur scène des questions au DG EMEA de FLYR. Clémence Poinsignon, acheteuse chez L’Oréal et membre de GBTA, a ouvert le bal en demandant combien de temps il fallait pour intégrer cette technologie. Pour Alexandre Migan, il suffit simplement d’ajouter une API (interface de programmation, ndlr) ou un SDK (kit de développement informatique, ndlr), des petites briques logicielles, à sa solution de réservation. Cela ne prend qu’un ou deux jours et ne nécessite l’aide que d’un seul ingénieur. « Où intervient la TMC et comment l’intégrer à un système déjà en place ? », a continué Jessica Lopes, acheteuse à la Société Générale. FLYR est actuellement en discussion avec des entreprises en direct. C’est une technologie stand alone, mais la jeune société peut aider à l’intégration. Elle est également en discussion avec des TMC et des SBT pour pouvoir l’ajouter aux interfaces existantes. « Je crois que la vraie question ne concerne pas un problème technique, mais un problème humain. Il est difficile de faire accepter un nouvel outil », a déclaré Alexandre Migan.  Cela fait un peu plus d’un an que FLYR discute avec des entreprises du voyage d’affaires et elle s’est vite rendue compte qu’il y avait beaucoup de freins liés à la multitude d’intermédiaires. Pour finir cette intervention, Jessica Lopes s’est ensuite interrogée sur l’intérêt de cette technologie pour des réservations effectuées quelques jours seulement avant le départ. Selon le DG EMEA, lorsqu’il s’agit de faire des économies, les voyageurs s’adaptent. Et quand bien même la réservation se fait à la dernière minute, c’est une fausse idée de croire qu’il n’est pas possible de faire des économies.

Photo d'ouverture : Fotolia - vectorfusionart

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