L’Hyperloop, le train ultra-rapide imaginé par le milliardaire Elon Musk, vient de réussir son premier test grandeur nature devant un panel de journalistes et d’invités dans le Nevada. La société Hyperloop One, qui n’est pas la seule à développer l’Hyperloop, espère transporter ses premiers passagers en 2021.
Quel est le point commun entre des voitures électriques, le Tourisme spatial, un service de paiement en ligne et un train du futur ? Un nom : Elon Musk. Tesla, PayPal, SpaceX et Hyperloop One, toutes ces sociétés sont en train de préparer les révolutions technologiques qui bouleverseront ce siècle. Toutes sont sorties de l’imagination de ce visionnaire et homme d’affaires. La dernière en date, l’Hyperloop, pourrait révolutionner le transport ferroviaire tel qu’on le connaît.
Ce train du futur imaginé par Elon Musk et présenté en 2013 (avec schémas et visuels à l’appui) devrait permettre de transporter des voyageurs à une vitesse de 1 220 km/h grâce à une technologie permettant au véhicule de se déplacer dans des tubes à basse pressurisation sur un coussin d’air engoncé. Une composante doit néanmoins être prise en compte : Elon Musk n’a pas l’attention de développer son idée et n’a déposé aucun brevet pour encourager les entreprises à se lancer dans l’aventure. Actuellement, trois principales startups sont en train de développer la technologie : Hyperloop One (anciennement Hyperloop Technologie Inc.), Hyperloop Transportation Technologies (HTT) et la société canadienne Transpod.
Le test d’Hyperloop One
Le test qui a eu lieu hier dans le désert du Nevada aux Etats-Unis est celui d’Hyperloop One qui vient de changer de nom pour se différencier d’un de ses concurrents. La jeune société a présenté son prototype sous la forme d’une capsule qui a pu atteindre la vitesse espérée de 640 kilomètres par heure devant un parterre de journalistes. Le test, qui a duré moins de 10 secondes, a eu lieu en plein air et ne correspond donc pas tellement à la version finale qui devrait circuler dans des tubes. Il s’agit néanmoins d’une prouesse technique selon la startup qui affirme qu’elle est la plus avancée des trois. Hyperloop One espère transporter des voyageurs en 2021. Elle prévoit de tester un prototype plus proche de la version finale et « roulant » à plus de 1200 km/h en décembre prochain. « Hyperloop va devenir une réalité tellement plus vite que ce que l'on aurait pu imaginer », a déclaré Rob Lloys, CEO de la startup qui a accessoirement travaillé pour SpaceX pendant 10 ans. Contrairement à Elon Musk qui prévoyait de relier Sans Francisco et Los Angeles en 35 minutes, la jeune pousse prévoit plutôt de relier Las Vegas et Los Angeles en une vingtaine de minute.
Si les deux autres startups n’ont pas encore présenté leur prototype, Hyperloop One part avec un sacré avantage : elle a récemment réalisé une deuxième levée de fonds et levé 80 millions de dollars. Parmi les investisseurs ? Une frenchie que l’on connaît bien : la SNCF. Carole Desnost, directrice de l'innovation a déclaré qu' « il sera peut-être plus facile de développer le système dans des pays qui sont en demande de transports, plutôt que de remplacer des modes de transports existants », selon des propos rapportés par France Info. Pas sûr que l’Hyperloop file donc au dessus du sol en France de sitôt.