À partir du 1er janvier 2017, les sites Abritel et Homelidays, du groupe HomeAway, vont collecter la taxe de séjour à Paris, pour le compte de leurs propriétaires utilisateurs et vont reverser les sommes impliquées à la Ville de Paris, comme le fait déjà la plateforme Airbnb.
Selon le communiqué de presse de la Mairie de Paris, la Ville demande aux sites Homelidays et Abritel (appartenant au groupe HomeAway) leur engagement pour « collecter la taxe de séjour à Paris, pour le compte de leurs propriétaires utilisateurs, et à reverser les sommes concernées à la Ville de Paris à partir du 1er janvier 2017. » Cette initiative est mise en place par Anne Hidalgo, la Maire de Paris, pour lutter contre la location meublée touristique illégale qui se développe dans la Capitale. Depuis plus de deux ans, les services de locations d’hébergements touristiques entre particuliers doivent répondre aux mêmes obligations en ce qui concerne la collecte de la taxe de séjour.
Les propriétaires qui louent leur logement sur les plateformes Homelidays ou Abritel seront obligés de collecter la taxe de séjour auprès des vacanciers qui louent leur bien et de la reverser à la commune où il se trouve. La taxe s’élève a 0,83 euros par nuitée et par voyageur (adulte) et elle correspond à la catégorie « meublés touristiques non classés » (taxe définie par le Conseil de Paris).
Depuis quelques mois, HomeAway et la Ville de Paris discutent sur les modalités de cette collecte. L’accord a été conclu le 22 avril dernier par une rencontre entre Julien Bargeton, adjoint à la Maire de Paris en charge des finances, et Vincent Wermus, Directeur Général de HomeAway France. HomeAway s’engage donc à collecter la taxe de séjour pour le compte des propriétaires de logements utilisant ses plateformes et à reverser les sommes concernées à la Ville de Paris, à partir du 1er janvier 2017.
Face au concurrent Airbnb...
Cette nouvelle offensive permettra de « tester l’efficacité technique de ce dispositif, au regard des contraintes spécifiques d’Abritel et d’Homelidays et de leur modèle hybride. » Le concurrent AirBnb fait déjà partie de cette initiative. Depuis le 1er octobre 2015, la plateforme de location de logements de particuliers collecte la taxe de séjour à Paris. Un accord a aussi été conclu avec la Ville pour que les propriétaires qui louent leur appartement respectent les règles déjà en vigueur. Vendredi dernier, le Sénat a adopté un amendement au projet de loi numérique autorisant les communes de plus de 200.000 habitants à rendre obligatoire l'enregistrement de locations ponctuelles via des sites internet. Airbnb a déjà fait part de son mécontentement. La plateforme estime être en contradiction avec les promesses du gouvernement de faire du pays une « terre d'économie collaborative ». Elle avait déjà reversé 1,2 million d'euros à la Ville de Paris en février dernier.
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