PayinTech poursuit sa croissance et élargit sa clientèle avec de nouveaux acteurs du Tourisme, comme les stations de ski des Alpes.
Finie l’époque où l’on cherche son porte-feuille dans la précipitation ! L’entreprise PayinTech continue son développement dans le paiement et l’accès à des services, avec des objets cashless. Qu’est-ce qu’un objet cashless ? C’est tout simplement une carte ou un bracelet, muni d’une puce sans contact qui permet de régler ses dépenses sans utiliser sa carte de crédit ou de l'argent liquide. Grâce à ce système, l’utilisateur peut payer tout ce qu’il désire dans les lieux équipés. Il peut aussi réserver toutes sortes de prestations. Ce mode de paiement et d’accès supprime la circulation d’argent et permet une gestion efficace des espaces, des flux humains et de la sécurité. Le groupe travaille avec des systèmes bancaires et l’utilisation de ce fonctionnement est donc autorisée et authentifiée par un opérateur. « C’est un véritable gain de temps », selon Jean-Rémi Kouchakji, un des fondateurs et Directeur Général de PayinTech. Technologie, marketing et business sont les maîtres mots de la société. PayinTech affirme que « le concept est un mix de ces trois pôles », ce qui en fait sa spécificité.
Où utiliser les objets cashless ?
Tout d’abord, il faut que les endroits touristiques où l’utilisateur se rend soient équipés. S’ils le sont, le client pourra avoir accès aux activités et régler ses dépenses chez les commerçants (magasins, restaurants, etc.) et les prestataires (activités sportives ou culturelles, hébergements, etc.). Aujourd’hui, on peut utiliser sa carte ou son bracelet dans les domaines du loisirs (parcs de loisirs, aquatiques, d’attractions, bases de plein air et de loisirs, centres de bien-être, spas) et dans le Tourisme (resorts, résidences, campings, offices de tourisme, destinations). Cette technologie est aussi disponible dans le domaine du sport (stades, circuits automobile, hippodromes, événements nationaux et internationaux), au niveau culturel (musées, visites, châteaux), dans le monde du spectacle (concerts, théâtres, festivals) et pour les étudiants (campus, facultés, écoles supérieures, résidences étudiantes).
PayinTech développe un système particulier en fonction des attentes de chaque demandeur. Si c’est pour de l’hébergement par exemple, la carte ou le bracelet pourra déverrouiller la porte d’entrée du logement et régler toutes les dépenses (loisirs et activités) à l’intérieur du resort. Le concept réunit plusieurs catégories : la technologie, la monétique, l’industrie et le logiciel.
Comment peut-on recharger le bracelet ?
La recharge du bracelet ou de la carte s’effectue très facilement. Il suffit de se rendre à des points d’encaissements (souvent situés aux réceptions des resorts et des offices de tourisme). On peut aussi recharger l’outil de paiement sur son téléphone ou par Internet via un service : soit sur l’application PayinTech, si la destination touristique n’a pas de point de recharge, soit au sein de l’application de la destination ou du produit touristique. Si la destination en question a sa propre application qui donne les informations de la station, elle va aussi pouvoir donner en marque blanche les fonctionnalités du bracelet (rechargement, remboursement, historique, etc). Mais attention ! Le paiement et les renseignements concernant ses dépenses sont accessibles offline, mais la recharge du bracelet et de la carte doit obligatoirement passer par une connexion internet.
Le client est roi
D’après le fondateur, « un bon client, c’est quelqu’un qui dépense plus que ce qu’il avait prévu, qui est content de le faire et qui a envie de recommencer ». L’entreprise va donc travailler à la fois sur l’augmentation des dépenses, sur le côté ludique, sur la simplification des paiements et va envoyer des offres push en fonction du profil pour garder sa clientèle. « Il faut que le visiteur ait un vrai confort, une vraie émotion avec son expérience touristique. Pour cela, il faut à la fois travailler sur le design du bracelet, sur l’expérience utilisateur, sur des fonctionnalités précises. Par exemple, on peut établir un montant particulier chaque jour sur le bracelet de ses enfants ». La fidélisation et l’attractivité de la destination sont les buts principaux du groupe. « On ne propose pas juste un logiciel, on met un pied dans le logiciel, un pied dans le service ». Il est donc nécessaire de construire en fonction des besoins du client. Il y a un accompagnement de la destination dans sa politique de développement et de marketing.
À la conquête de la montagne
Ce système de paiement et d’accès fait un carton dans les stations de ski françaises. La semaine dernière, la Banque Populaire des Alpes (leader sur l’arc alpin) et PayinTech ont lancé le bracelet tout-en-un pour les stations dans les Alpes. Réservation de chambres, location de ski, achat en magasin, restauration, divertissement, remontée mécanique, etc. Tout est disponible grâce à cet unique objet. « Face aux nouveaux enjeux de l’économie de la montagne, nous souhaitons ré-enchanter l’expérience client en station. Le choix de son séjour est simplifié dès l’acte de réservation, il peut choisir l’ensemble des prestations qu’il souhaite et reçoit le Bracelet Station à son domicile. A son arrivée : plus de files d’attente. Un coup de bracelet lui ouvre tout », explique Jean-Rémi Kouchakji.
Le Directeur Commercial Savoie-Isère de la Banque Populaire des Alpes, Nicolas Poughon s'exprime aussi : «Nous sommes convaincus que cette initiative va être créatrice de valeur pour nos destinations. Elle va faciliter le quotidien des vacances autour d’un paiement simplifié et totalement sécurisé. Elle va également fédérer les acteurs des stations, qu’il s’agisse des offices du tourisme, des commerçants et des hébergeurs. Notre association avec PayinTech a été une évidence, car nous offrons ensemble innovation, sécurité, expérience, connaissance client et croissance au profit de la destination ski. »
Il y a à peine deux semaines, 40 commerçants ont été équipés à Avoriaz, dans les Alpes, pour la saison hivernale 2016-2017.
Hier, aujourd’hui et demain
PayinTech est lancé en 2010 par Jean-Rémi Kouchakji et Bertrand Sylvestre. « On a commencé seulement avec 1000 €. Les clients intéressés par le concept ont ensuite un peu financé. Nous avons été les premiers en Europe à équiper un festival à Lans-En-Vercors en 2012. Nous nous sommes autofinancé pendant quatre ans. On a ensuite décidé d’ouvrir notre propre capital en juin dernier, pour faire rentrer deux fonds d’investissement afin de pouvoir accélérer le processus. Nous avons fait une levée de 1,1 million d'euros. »
Actuellement, plus de deux millions de personnes utilisent le système de PayinTech. 90% du chiffre d’affaire est réalisé sur le territoire français. 31 personnes sont employées dans les bureaux de Paris, de Nantes, de Marseille, de Bordeaux de Strasbourg et de Manille, aux Philippines.
Cet été, le groupe va installer son équipement au Challenge des moniteurs, un grand rassemblement des ESF, à Châtel (Auvergne-Rhône-Alpes). Un bureau s'ouvrira dans les Alpes dans les prochains mois pour assurer le bon fonctionnement de leur produits dans les stations de ski. Le groupe veut aussi s’implanter en Asie du sud-est : il va prochainement y intégrer des modules Paypal. Mais nous n'en saurons pas plus pour le moment.
Payintech est conscient de son succès. Mais il veut rester indépendant, même s'il travaille beaucoup avec des industriels. « On est sur une construction durable d’un produit global où l’on va travailler pour des petits clients comme des grands groupes ». Mais il ne faut pas mélanger vitesse et précipitation. La firme étant sur une stratégie de valeur ajoutée, il est nécessaire de prendre le temps pour traiter chaque client avec le maximum de valeur et de qualité.