Timescope dévoile sa borne de réalité virtuelle en libre-service

La jeune start-up parisienne Timescope a dévoilé ce mois-ci sa première borne de réalité virtuelle en libre-service à l'angle du boulevard Richard-Lenoir, face…

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Mathieu Joly

29 mars 20162 min de lecture

Borne_Timescope
© Archives Travolution

Borne_Timescope

La jeune start-up parisienne Timescope a dévoilé ce mois-ci sa première borne de réalité virtuelle en libre-service à l'angle du boulevard Richard-Lenoir, face à la place de la Bastille à Paris. Il s’agit d’une manière de captiver in situ le voyageur en lui proposant un retour dans le temps. L’utilisateur a deux choix : revoir le paysage de 1416 ou de 1789.

Voyager dans le temps a toujours été un fantasme. Si la machine n'existe pas encore, Timescope donne l'illusion de faire un bond dans le passé. Lors d’un voyage en 2010 à Pompéi, Adrien Sadaka et Basile Segalen, explorent les vestiges de la cité, mais sans pouvoir se mettre en situation. Ils décident alors de créer un outil permettant de visualiser le passé. Après une quatre année de réflexion et une année de fabrication au sein du Fab Lab de l’Usine IO, ils parviennent à fabriquer une borne. Également développée lors d'un passage à l'incubateur 104 factory, cette dernière rassemble divers critères pour assurer une immersion totale.

Une borne immersive payante

Conçue pour résister aux intempéries et aux actes de vandalisme, la borne permet un voyage dans le temps immersif grâce à plusieurs atouts : celle-ci pivote à 360 degrés et offre un contenu en 3D didactique, réalisé à partir de documents et d’archives historiques. Elle propose également une « ambiance sonore spatiale ». L’utilisateur peut choisir l’époque de son choix sur l'écran tactile pour accéder à une minute trente d’immersion dans le passé. Toutefois, il faudra se procurer au préalable un billet à deux euros, depuis leur site, avec sa carte bancaire. Le code généré donne alors accès à la borne.

Comme le rapporte le site de la ville, selon Adrien Sadaka, le choix de ce premier lieu n’est pas anodin : « On a proposé ce projet à Bastille parce que, habitant dans le quartier depuis toujours, on s’est rendu compte que beaucoup de touristes se demandent pourquoi il n’y a pas de bastille sur la place de la Bastille ! La place porte le nom d’un monument disparu, il y a un besoin d’informations sur cette place. » L'utilisation d'une telle technologie peut s'avérer utile pour "immerger" le touriste dans le passé mais pourrait, pourquoi pas, permettre de visualiser des rénovations ou constructions à venir...

La start-up annonce déjà vouloir étendre ses bornes à plusieurs lieux de la Capitale mais aussi au-delà de nos frontières. Pour l’heure, la société fondée par les deux entrepreneurs « compte désormais trois autres personnes pour la partie technique et trois autres encore pour le graphisme et l’animation. » Une solution vocale sur mesure ainsi qu'un moyen de paiement sans contact devront prochainement être développés. Les premiers retours de la borne semblent satisfaisants, si l'on se fie aux commentaires sur Twitter des premiers utilisateurs.

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