Face à la concurrence des VTC comme Uber ou VTC Cab, l’Etat vient de lancer une plateforme censée fédérer les taxis et apaiser les débats : Le.Taxi. Accessible sur smartphone, il ne s’agit pas d’une application mais d’une solution disponible sur les applications tierces agréées. L’ensemble regroupe ainsi différentes fonctionnalités comme la géolocalisation ainsi que l'évaluation de la durée et du coût de la course.
Si les VTC disposent depuis un certain temps d’outils adaptés aux clients et chauffeurs, le plus souvent accessibles via leurs applications, ça n’est pas le cas de l’ensemble des compagnies de taxis et professionnels du secteur. Des anciens chauffeurs d'Uber s'étaient d'ailleurs rebellés face aux commissions de la « licorne » américaine, en créant une application alternative VTC Cab. Suite à la loi Thévenoud, votée en octobre 2014, celle-ci informant des droits et devoirs respectifs des taxis et véhicules de transport avec chauffeur, l’Etat s’était alors engagé à assurer l’accès des taxis à « la maraude électronique ». Le résultat en est donc cette plateforme baptisée Le.Taxi.
Une plateforme publique censée fédérer les taxis
Elle offre à toutes les compagnies de taxis un service permettant de géolocaliser les professionnels comme leurs clients potentiels dans une zone donnée. Les utilisateurs disposent ainsi des mêmes services que les applications concurrentes comme Uber ou VTC Cab. Disponible via les applications tierces des professionnels, cet outil permet de demander en temps réel un taxi. Et pour ce qui est de la réservation, le chauffeur de taxi utilise ses outils habituels (terminal embarqué ou application mobile) pour confirmer la course. Les frais d’approche sont quant à eux nuls (le compteur ne débute qu’une fois le client pris en charge). Les utilisateurs peuvent par exemple gérer leur demande via les applications Tedycab ou Zaléou. Mais pour l'heure, seule la ville de Montpellier sert de ville-test avant d'être déployée auprès des villes de Paris, Lyon et Marseille.
À noter que la solution a été développée par la délégation à la sécurité et à la circulation routière (DSCR) et le secrétariat général pour la modernisation de l'action publique (SGMAP) pour un coût estimé à plus de 250 000 euros. Un ensemble pris en charge par le contribuable. Donc si cela peut apaiser la colère des taxis, pas sûr que cela soit le cas partout.