Après l’échec du Concorde, l’avion supersonique franco-britannique après 30 ans de (presque) bons et loyaux services, les américains ont annoncé se lancer dans un projet ambitieux afin de créer son successeur en plus silencieux et plus écologique.
Le Concorde, l’avion supersonique franco-britannique, a été un échec marquant dans l’histoire de l’aviation. Cet avion, capable de se déplacer à une vitesse supérieure à la vitesse du son, avait deux grandes faiblesses qui ont contribué à son déclin : il était trop bruyant et trop gourmand en énergie et donc pas très écolo ni rentable. Le crash de 2000, même s’il a été le seul accident majeur, a accéléré son arrêt commercial en 2003, après 27 ans de mise en service.
Avec son projet d’avion supersonique, c’est comme si la NASA envoyait un message aux Français et Britanniques : nous les Américains, on va faire mieux que vous. Pour cela, l’agence a attribué un contrat de recherche de 20 millions de dollars sur 17 mois au groupe aérospatial Lockheed Martin. L’objectif : créer un prototype plus silencieux, plus écologique et plus rapide. La NASA affirme que le son de l’appareil lorsqu’il atteindra la vitesse du son s’apparentera à « un battement de cœur», c'est-à-dire un bruit sourd. Elle espère que le premier appareil fendra les airs en 2020.
D’ici là, les avions ne seront pas les seuls à vouloir relier deux villes en très peu de temps. Si ce nouvel appareil devrait permettre de relier Paris/New York en moins de 3h30 (le temps que mettait le Concorde), des trains nouvelle génération, comme l’Hyperloop ou le Maglev, veulent aussi battre des records de vitesse et joindre San Francisco et Los Angeles en 30 minutes ou Tokyo et Nagoya en 40 minutes.