La réalité augmentée s’implante peu à peu dans les musées pour captiver toujours davantage les visiteurs : elle permet notamment de récréer virtuellement un décor, une ambiance ou encore de complémenter la réalité grâce à de l'information. La société Histovery en a fait sa spécialité et propose déjà de multiples réalisations.
Lors d’une visite, il n’est pas rare de se retrouver freiner dans sa curiosité par une porte condamnée, un escalier interdit ou des tiroirs verrouillés. L’idée d’Histovery, anciennement Normandy Productions, est donc de ne plus avoir de contrainte et de mettre en valeur les sites culturels et collections de musées aux travers d’une expérience unique : la réalité augmentée.
S’accaparer la réalité
La réalité augmentée a l’avantage de permettre la reconstitution de scénographie en 3D : le visiteur peut alors observer et obtenir des informations supplémentaires sur des objets ou décors, par l’intermédiaire d’un support. Pour ce cas précis il s’agit d’un iPad, renommé pour l’occasion HistoPad. Un outil de médiation pour faire de la visite un enjeu interactif, pédagogique et ludique. Les châteaux de Guillaume le Conquérant et de Chambort, ainsi que les musées Chinois du château de Fontainebleau et Grévin, en sont les premiers séduits.
« L’HistoPad Chambord »
En 2015, le domaine national de Chambord et la société Histovery ont coproduit une alternative aux visites traditionnelles pour célébrer le 500e anniversaire de l’avènement de François Ier : l’HistoPad Chambord. Avec celui-ci, le visiteur découvre le décor tel qu’il était au XVIème siècle. L’expérience immersive se développe alors autour d’une reconstitution minutieuse des huit salles reconstituées de l’époque de François Ier et d’un ensemble de près de 150 pièces de mobilier, objets d’art et éléments de décors, décrits et analysés grâce à des textes simples ou des éléments graphiques animés. Cette technologie allie ainsi la technologie et les meilleures connaissances historiques de l’époque, via une reconstitution validée par des historiens spécialistes de la Renaissance.
La géolocalisation automatique permet également au public de s’orienter et d’organiser leur découverte. L’ensemble s’adresse donc à un public large et est spécifiquement pensé pour les plus jeunes, via un jeu interactif de ‘chasse au trésor’ leur étant dédié. Quant aux traductions, le tout est accessible en 12 langues et aux tarifs de 8 € par appareil, 6 € en tarif groupes et avec une formule « Trio » (de 3 tablettes) pour 20 €.
Plusieurs solutions possibles
Histovery propose en détails trois solutions adaptées aux besoins de chaque musée : l’HistoPad (sur tablette avec une immersion totale dans les espaces avec des reconstitutions en 3D et visitables en 360 degrés), l’HistoGuide (sur tablette ou smartphones avec un système de géolocalisation capable de guider le visiteur dans ses choix et de le renseigner efficacement sur les collections exposées) et l’HistoApp (en application). Le dernier exemple en date est lié au Musée Grévin.
En janvier 2016, History a sorti une application officielle pour le musée de cire parisien. D’un simple scan du visage du personnage, les visiteurs obtiennent une série d’anecdotes relatives à ce dernier. Et de plus, les visiteurs peuvent découvrir la richesse du patrimoine historique de Grévin via un panorama des salles majeures à 360 degrés.
Les multiples réalisations d’Histovery semblent indiquer un attrait croissant du public pour toutes ces possibilités : outre les divers prix que la société a reçu, cela a provoqué une hausse de la fréquentation de ces lieux. L'application « Au Service du Roy » du Château royal d’Amboise, en est un autre exemple.
Histovery propose également toujours un HistoCam, une lunette stéréoscopique pour découvrir, d’un même angle de vue et en relief, une reconstitution. Et fonctionnant cette fois, à la lumière du soleil. Le temps nous dira quelle technologie est la plus durable…