Voyage d’affaires : Les OBT peinent à faire face aux OTA

Concur, leader de la gestion des notes de frais et déplacements professionnels, dévoile les résultats d’une étude réalisée ce mois-ci en partenariat avec GBTA…

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Mathieu Joly

16 février 20163 min de lecture

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© Archives Travolution

Concur, leader de la gestion des notes de frais et déplacements professionnels, dévoile les résultats d’une étude réalisée ce mois-ci en partenariat avec GBTA (Global Business Travel Association). Celle-ci dévoile les habitudes des voyageurs d’affaires qui, en dépit d’un système de réservation en ligne professionnel, sont nombreux à privilégier les nouvelles solutions existantes.

Avec l’essor de nouvelles offres de réservation de voyages en ligne (comparateur de prix, offres low-cost, économie collaborative, etc.), les habitudes d’achat changent. Ces dernières s’immiscent notamment au sein des entreprises avec une incidence forte sur le respect de la politique voyage mise en place.

La praticité et le prix, deux fondamentaux

L’étude intitulée « BookingBehaviour : The Business Traveller’s Perspective » révèle plusieurs habitudes d’après un échantillon représentatif du marché européen, c’est-à-dire des résidents de France, d’Allemagne et du Royaume-Uni. Le taux de voyageurs ayant utilisé des canaux de réservations dits « alternatifs » (ceux non directement recommandés par l’entreprise) au cours des douze derniers mois, est élevé. Il atteint 60% pour les voyageurs en France et en Allemagne, contre 64% au Royaume-Uni. Cette attraction s’explique en trois facteurs : la solution proposée par l’entreprise est moins pratique, le fournisseur privilégié est indisponible ou le tarif est moins avantageux qu’ailleurs. En détails, ce sont quelques 53 % de voyageurs d’affaires français qui ne passent pas par le fournisseur de voyages (compagnie aérienne, chaîne d’hôtels, etc.) privilégié de l’entreprise quand ils estiment que cela n’est pas pratique. Ils sont également 40% à préférer une autre solution lorsque les prix proposés sont plus avantageux ailleurs. La praticité et le prix sont donc deux fondamentaux qui justifient un non-respect de la politique de voyage professionnelle.

Quelle solution pour quel profil ?

Le profil du voyageur est aussi déterminant. En effet, selon la récurrence des vols, les voyageurs agissent différemment : 63 % des voyageurs français effectuant plus de six voyages par an privilégient la réservation en direct auprès du fournisseur ; alors que lorsqu’une entreprise dispose d’un OBT (Online Booking Tool - système de réservation en ligne), cela reste néanmoins le moyen le plus privilégié. Mais cette dernière donnée varie selon le pays : les Français sont 61 % à le favoriser alors que les Allemands sont « seulement » 49% à en faire de même. Ces chiffres établissent l'importance des OTA face au OBT pour les voyageurs importants. Voyager beaucoup semble donc inciter les voyageurs à préférer une solution en direct, même si la majorité (aux récurrences de voyages confondues) continuent de privilégier la solution mise en place par les entreprises. A relativiser avec le fait que 76% d’entre d’eux connaissent l'effort de leur entreprise pour obtenir des tarifs négociés auprès de fournisseurs de voyages. Les entreprises ont donc tout intérêt à communiquer davantage sur leurs outils.

Un exemple d’alternative : TripLink

Concur propose en réponse sa plateforme TripLink. Cette dernière offre une visibilité complète permettant de récupérer les données de réservations se faisant en dehors du circuit privilégié. L’avantage, pour les entreprises, est alors de capturer les dépenses « invisibles » auprès de clients, partenaires et fournisseurs. Ceci afin de garantir une meilleure conformité… Mais cela ne fait que régler le problème du point de vue de la comptabilité : pour continuer de convaincre, les entreprises doivent communiquer des avantages de leur offre.

Photo d’ouverture : © Monkey Business – Fotolia.com

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