La société néerlandaise SNOCOM propose un outil pour chasse-neige aux qualités multiples : efficace, durable, sécurisé et à bas coût. Un ensemble prénommé « The Snowcuber » et séduisant déjà de nombreux aéroports internationaux.
Si le très classique chasse-neige se déploie communément autour de variantes de son outil comme l’étrave, le rabot ou la lame biaise de déneigement… L’invention de SNOCOM se vante d’en cumuler les qualités, sans coût logistique important.
Une innovation attrayante
L’homme qui en a l’idée n’est autre que Henk Arntz. Dès 2011 et après avoir étudié l’ingénierie mécanique à la Eindhoven University of Technology, il développe l’idée d’une machine utilisant le principe de la compression de la neige. Un procédé jusqu’alors peu utilisé mais qui se révèle être une véritable solution pour minimiser un volume avant d’être transporté. « Cette technique de la compression de la neige utilise un tube métallique conique, dans laquelle un arbre d’hélice s’appuie contre une cloison d’acier pour enlever l’air de la neige. Un autre arbre de transmission, monté horizontalement le long de la largeur de l’avant du tracteur, permet de récolter la neige sur toute la largeur. » (Propos recueillis par IHS Airport) Réussissant ainsi à comprimer 3 m3 de neige en seulement 1 m3.
Quels enjeux ?
Mais ce résultat est le fruit de nombreux prototypes. Un tel défi n’aurait pu aboutir sans l’association de Henk Arntz avec un fonds d’investissement lié à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol en 2012. Avec un investissement de 100 000 euros (USD112,200), l’objectif était de trouver une solution face aux problématiques des aéroports : aboutir à plus efficace que les différents camions et tracteurs agricoles mobilisés, mais aussi en terme de stockage. Car pour l’exemple, l’aéroport de New York-JFK (à l’inverse de Munich-FJS, lieu des premiers tests) ne possède aucune capacité de stockage en cas d’averses de neige. Il fallait donc penser les besoins dans leur généralité. Le résultat en est donc cet outil multitâche complexe : permettant de déblayer, souffler et tasser la neige.
Et son atout est également écologique. Car si l’utilisation de produits chimiques comme des antigels est courant dans l’aéronautique : saumures, alcool, glycol… Une version plus adapté du « The Snowcuber » - pensé pour le dégivrage et l’antigivrage - permet avec un unique véhicule de rendre opérationnel un avion « en sept minutes ». Quant à son prix, son créateur estime qu’un retour sur investissement se fait « autour de deux ans ». Soulignant déjà, ce qui risque de devenir un outil indispensable pour les aéroports.