Quelques jours après Blue Origin, la société aérospatiale de Jeff Bezos (le patron d’Amazon), c’est au tour de SpaceX, la société d’Elon Musk (patron de Tesla et fondateur de Paypal) de réussir une prouesse technique. Contrairement à son concurrent, qu’Elon Musk n’avait pas manqué de féliciter lorsque sa fusée réutilisable baptisée « New Shepard » a réussi à atterrir sans encombre après un vol suborbital non-habité, la fusée Falcon 9 est allée plus loin : elle s’est rendue dans l’espace, à plus de 200 kilomètres d’altitude, afin de mettre en orbite 11 satellites. Le premier étage de la fusée, le plus important, a ensuite atterri en douceur 11 minutes après le décollage, ce qui n’était jamais arrivé auparavant. « Je crois que c'est un moment révolutionnaire. Personne n'avait encore ramené intact sur Terre un lanceur de classe orbitale », a déclaré Elon Musk après l’atterrissage. Une opération aussi difficile que «lancer un crayon de papier par-dessus l'Empire State Building et le faire atterrir sur sa gomme dans une boîte à chaussure... au beau milieu d'une tempête», selon un porte-parole de la société SpaceX. Une belle prouesse saluée par la NASA et par Jeff Bezzos qui a déclaré : «Bienvenue au club!»
Congratulations @SpaceX on your successful vertical landing of the first stage back on Earth! https://t.co/Zw3LR8fPTI
— NASA (@NASA) 22 Décembre 2015
Congrats @SpaceX on landing Falcon's suborbital booster stage. Welcome to the club! — Jeff Bezos (@JeffBezos) 22 Décembre 2015
Ce succès rapproche encore les chances de voir des touristes envoyés dans l’espace. Les progrès semblent plutôt rapides : en avril dernier cette même fusée Falcon 9 avait raté son atterrissage au milieu de l’océan. Moins d’un an après elle semble opérationnelle.
