Spencer, le robot qui guide les voyageurs dans l’aéroport

La compagnie aérienne KLM, la startup suisse BlueBotics ainsi que plusieurs universités ont mis au point un robot nommé Spencer qui a pour vocation d’aider les…

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Julia Luczak-Rougeaux

2 décembre 20152 min de lecture

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© Archives Travolution

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La compagnie aérienne KLM, la startup suisse BlueBotics ainsi que plusieurs universités ont mis au point un robot nommé Spencer qui a pour vocation d’aider les passagers d’un aéroport pour qu’ils trouvent leur chemin. Il est actuellement en phase de test dans l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol.

La robotique de service continue d’investir le Tourisme ! Après Ray, le robot voiturier de l’aéroport de Düsseldorf, c’est au tour de l’aéroport d’Amsterdam-Schipol d’accueillir un employé pas comme les autres. Son nom à lui est Spencer et c’est un robot qui est capable de guider les voyageurs dans l’infrastructure. Acronyme de « Social situation-aware perception and action for cognitive robots », Spencer est équipé de différents capteurs afin de reconnaitre des visages, des émotions et des obstacles et de circuler dans un environnement encombré. Il doit pouvoir se repérer dans les lieux, guider les voyageurs, leur délivrer des informations en temps réel dans n’importe quelle langue et s’assurer qu’il n’a perdu personne en cours de route. « Chaque jour des voyageurs ratent leurs correspondance pour toute sortes de raison, allant des retards au temps de transit trop court en passant par les égarements ou les barrières de langage », a constaté KLM. C'est l'une des raisons pour lesquelles l'idée de Spencer est apparue.

La compagnie aérienne ainsi que la startup suisse BlueBotics sont les deux sociétés qui ont participé à l’élaboration de Spencer. Mais elles ne sont pas seules : l’Université suédoise d’Örebro, les universités allemandes de Freiburg, de Munich et d’Aix-la-Chapelle, l’Université néerlandaise de Twente, le LAAS (CNRS) à Toulouse, l’équivalent de l’Ecole Polytechnique à Lausanne et l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol ont participé au projet. En tout, Spencer a coûté plus de 4 millions d’euros, dont plus de 3 millions ont été financés par la Commission Européenne. Au vu des universités impliquées et de la participation de la Commission Européenne, le projet est donc plus que sérieux. Son développement a commencé en avril 2013. Il est actuellement en test à l’aéroport, mais il n’est pas encore confronté à de vrais passagers. Il le sera à partir de mars 2016, notamment devant des représentants de la Commission Européenne.

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