TOM s’est rendu au Futuroscope pour découvrir le nouveau pavillon du Futuroscope dédié aux objets connectés. Une façon ludique de montrer aux visiteurs de quoi leur quotidien sera fait demain grâce aux innovations technologiques, mais aussi d’inspirer les professionnels du Tourisme, notamment les hôteliers.
Les objets connectés ne cessent de se multiplier et d’investir nos quotidiens, modifiant nos usages. Selon Cisco, une personne aura en moyenne 6,58 objets connectés en 2020, contre 3,47 aujourd’hui. Le secteur du Tourisme est particulièrement concerné par cette tendance, tant les objets connectés peuvent améliorer l’expérience des voyageurs. Pas étonnant donc que cette thématique soit celle du TOTEC, une journée réunissant tous les décideurs de l’industrie autour de conférences de qualité et de workshop, le 3 décembre prochain.
Pas étonnant non plus que le Futuroscope ait décidé de créer un espace entièrement dédié aux objets connectés, Futur l’Expo. Ouvert cet été, le pavillon peut accueillir jusqu’à 200 personnes qui évoluent comme dans une exposition et propose 10 expériences pour appréhender le futur avec ces objets.
Des robots pour communiquer
Le premier espace de l’exposition est consacré aux robots capables d’interagir avec les visiteurs. C’est le cas de Socibot, un humanoïde qui peut analyser les expressions du visage, les reproduire, exprimer des émotions et engager une conversation intelligente. Une technologie intéressante pour l’accueil dans les hôtels, à la manière de l’établissement Henn Na qui accueille les visiteurs avec une humanoïde et un dinosaure réalisant le check-in.

Le robot Beam, lui, est un robot de télé-présence. Téléguidé à distance, il donne le don d’ubiquité à son utilisateur qui peut communiquer par visioconférence et se déplacer à 360°. Pour le piloter, il suffit d’une souris ou des flèches directionnelles d’une tablette. Ce type de robot est déjà utilisé par le château d’Oiron. Nommé Norio, il permet aux personnes à mobilité réduite de visiter l’étage du château.

La 3e expérience proposée dans le pavillon est celle d'un majordome holographique projeté en 3D. Il peut donner plusieurs informations à une famille ou aux clients d’un hôtel : les dernières actualités, la météo du jour, les rendez-vous à ne pas manquer…L’utilisateur peut lui poser des questions grâce à la commande vocale. Le Henn Na hotel propose aussi ce genre de fonctionnalités, mais à travers un petit robot de chevet. Un majordome holographique apporte lui un peu plus de « waouh effect ».

Du mobilier intelligent
La deuxième partie de l’exposition est dédiée à la création, notamment à travers du mobilier intelligent. On y trouve un dressing virtuel qui permet d’essayer plusieurs tenues vestimentaires, ainsi qu’un miroir permettant de tester plusieurs maquillages. Des technologies fonctionnant avec la technologie Kinect et des configurateurs 3D. L’image est ensuite ajoutée grâce à la réalité augmentée. Ce genre de technologie émerge surtout dans le secteur du prêt-à-porter, afin de proposer aux clientes et clients d’essayer virtuellement. Elle pourrait très bien être présente dans les aéroports à l’avenir.

L’autre expérience proposée est la décoration personnalisée grâce au mapping vidéo (projection d’images sur des surfaces ou objets en volume). Sur une tablette, les visiteurs peuvent changer l’ambiance et l’apparence des meubles d’une chambre très facilement. La composition de la pièce est d’abord dessiné et modélisé, puis intégré sur ordinateur pour mieux adhérer les projections aux endroits choisis. Un outil original à proposer aux clients d’un hôtel pour améliorer leur expérience digitale.

Les autres objets connectés exposés
Beaucoup d’autres objets sont exposés dans le pavillon : un miroir magique pour revêtir les tenues des super-héros, un bac à sable qui anime les reliefs, une imprimante 3D permettant de réaliser sa figurine, un circuit de course malléable à l’infini… Ils sont également intéressants, mais sont plus difficilement applicables au secteur du Tourisme. L’exposition propose aussi une boutique Lick ainsi qu’un bar à nourriture moléculaire.
Un pavillon à 1 million d’euros
L’objectif pour le Futuroscope était, avec Futur l’Expo, de proposer un autre type d’expérience aux visiteurs. « Nous avons déjà des attractions et des lieux de projection, il nous manquait un parcours comme celui-là, à la fois ludique et appréciable par toute la famille », explique Dominique Hummel, Président du Directoire du parc. Quant au thème, « il tombait sous le sens car les objets connectés sont déjà présents et continueront de se multiplier ». Le Futuroscope ne possède pas de cellule de veille pour trouver le contenu des attractions et expositions. Il s’agit surtout d’aller voir ce que font les autres parcs d’attractions partout dans le monde et d’utiliser la culture générale et l’ouverture d’esprit de l’équipe du parc. En 2016, le Futuroscope prévoit l’ouverture d’une nouvelle attraction sur les transports du futur et qui se déroulera en 2030 à Dubaï.
En attendant, Dominique Hummel espère que ce pavillon sera un succès. « Nous avons investi un million d’euros sur 10 ans. Nous allons agrandir l’exposition si le succès est au rendez-vous et présenter toujours plus d’objets connectés. Notre objectif ? Que 40% des visiteurs du parc passent par Futur l’Expo ». En 2015, le Futuroscope a déjà attiré 1 million 800 000 visites.