Après s’être imposée en Europe, eCab, l’application permettant de réserver un taxi, débarque sur le continent Nord-Américain pour mieux concurrencer les VTC.
L’arrivée des VTC a amélioré considérablement l’expérience des voyageurs se déplaçant en véhicule avec chauffeur. Plus besoin de héler une voiture ou de tenter de joindre un centre d’appels parfois saturé, il suffit maintenant de sortir son smartphone pour voir les véhicules près de sa localisation et les réserver en quelques clics. C’est le point positif de l’arrivée des VTC. Mais il y a aussi un point négatif : la concurrence déloyale envers les taxis traditionnels qui continuent de se battre contre ces nouveaux arrivants. C’est dans ce contexte qu’est née la start-up française eCab en 2014, en voulant concilier les deux : l’application permet de réserver un taxi traditionnel via son smartphone, avec tous les services que l’on trouve chez les VTC. Elle accompagne donc les compagnies de taxi dans leur transformation numérique pour mieux faire face aux nouveaux acteurs.
Déjà disponible gratuitement en France, en Belgique et aux Pays-Bas, c’est désormais de l’autre côté de l’Atlantique que la start-up veut devenir incontournable. Elle vient de s’associer avec 4 compagnies de taxis à Vancouver (Yellow Cabs, vancouver Taxi, McLure’s, BlackTop) qui représentent une flotte de 600 véhicules. Les canadiens pourront ainsi accéder au paiement in-app, choisir le véhicule et les options, suivre l’arrivée du véhicule en temps réel, voir l’estimation du coût de la course et évaluer le trajet (chauffeur/véhicule). L’application sera disponible dans d’autres villes du Canada dans les prochains mois.
« Il s’agit d’un énorme changement pour l’industrie du taxi en Amérique du Nord », selon Caroline Bauer, association des taxis de Vancouver, qui explique que, « Pendant les heures de pointes, nous avions des difficultés à satisfaire certains de nos clients… En intégrant les 4 compagnies au sein de l’application eCab, les consommateurs ont accès rapidement au véhicule le plus proche, peu importe la compagnie. »