Day Use continue d’intéresser les investisseurs et les voyageurs

Cinq ans après sa création, la société Day Use, spécialisée dans la réservation de chambres d’hôtel la journée, continue son expansion.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

7 septembre 20153 min de lecture

Dayuse
© Archives Travolution

Cinq ans après sa création, la société Day Use, spécialisée dans la réservation de chambres d’hôtel la journée, continue son expansion. Avec de nouveaux investisseurs et une nouvelle équipe, elle compte bien conquérir une grande partie de la planète.

En créant Day Use, David Lebée a voulu digitaliser et simplifier un usage qui existait déjà, à l’instar de Blablacar ou encore Airbnb. C’est après ses études dans l’hôtellerie et quelques années à travailler pour l’hôtel Amour à Paris que l’entrepreneur réalise qu’il n’existe aucune plateforme permettant de réserver une chambre d’hôtel à l’heure, en journée. C’est alors qu’il lance Day Use en 2010. « J’ai décelé qu’il y avait un réel besoin, tant du côté des clients que des hôteliers. Cela permet de payer moins cher, de remplir des hôtels. C’est assez simple, il fallait juste y penser », explique David Lebée.

Aujourd’hui, la plateforme est présente dans 12 pays, dont la France, l’Allemagne, les Etats-Unis ou le Canada. Elle travaille avec 2000 hôtels à travers le monde, dont 400 en France. Son volume d’affaires annuel avoisine les 10 millions d’euros. 10 000 à 12 000 réservations sont effectuées par mois. Des chiffres qui témoignent du succès de la plateforme de réservation et qui devraient continuer à gonfler. « Avec l’arrivée d’acteurs comme Airbnb, les hôteliers ont encore plus besoin de remplir leurs chambres, ne serait-ce pour quelques heures la journée », déclare David Lebée. Les clients eux aussi y trouvent leur compte, puisque réserver une chambre en « day use » permet d’avoir une réduction de 30% à 70% dans les établissements les plus luxueux.

Si une grande partie de la clientèle est « adulterienne » comme l’appelle le créateur de Day Use, l’autre partie est principalement professionnelle avec beaucoup de femmes et hommes d’affaires voulant faire un break entre deux rendez-vous, des médias voulant faire une interview ou des photographes souhaitant réaliser un shooting. « Aujourd’hui notre clientèle est 40% loisirs, 40% business et 20% corpo », détaille David Lebée, « Mais cela devrait évoluer. D’ici quelques années, la clientèle business sera la plus importante car les sociétés surveillent de plus en plus les dépenses ».

Les ambitions de Day Use

Avec une demande en constante croissance et un business model rentable (Day Use se rémunère grâce à une commission semblable aux OTA’s, allant jusqu’à 30% du prix de la chambre), la société attire les investisseurs. L’année dernière, 3 business angels ont rejoint le capital : Cédric Barbier (Les Jeudis), Christophe Chausson (spécialisé dans le capital-risque) et le fonds Partech Ventures. Cet été, 3 autres ont rejoint la liste : Paul Dubrule (Président du conseil de surveillance du Groupe Accor), Charles Petruccelli (ancien président Monde d’American Express) et Maxime Petiet (ancien associé chez Ernest & Young).

En plus de ses investisseurs, Day Use va réaliser une levée de fonds de 10 millions d’euros avant la fin de l’année, auprès de fonds anglo-saxons. Une somme qui va permettre à l’entreprise d’embaucher des profils digitaux et des profils commerciaux plus métiers, de communiquer massivement et d'être présent dans presque la totalité du monde. « L’objectif ? Générer un demi milliard de volume d’affaires d’ici 2020 », lance David Lebée. Un objectif ambitieux, mais pas irréalisable lorsque l’on sait que la plateforme représente 93 à 96% des parts de marché du Day Use dans le monde. « Malheureusement, Expedia et Booking pourraient facilement se lancer dans le day use, et là nous perdrions notre avance », déplore le fondateur de la société.

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