RoomRoom revend les nuits d’hôtel non-remboursables

La start-up marseillaise RoomRoom permet aux voyageurs de revendre leurs nuits d’hôtels non-remboursables en cas d’annulation de séjour.

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JL

Julia Luczak-Rougeaux

5 août 20152 min de lecture

roomroom

La start-up marseillaise RoomRoom permet aux voyageurs de revendre leurs nuits d’hôtels non-remboursables en cas d’annulation de séjour. Une aubaine pour les internautes qui peuvent y trouver des bons plans de dernière minute à prix cassé.

En cette période de vacances, une plateforme comme RoomRoom lancée en avril dernier, pourrait faire le bonheur de vacanciers en quête de spontanéité. Le concept déjà existant aux Etats-Unis débarque en France à l’instar de KelBillet ou Trocs des trains pour les billets de train. Le principe est simple : une personne ayant réservé une chambre non annulable et dans l'impossibilité de la consommer peut la revendre à un tiers moyennant une forte baisse de prix. L’internaute souhaitant voyager aux mêmes dates et dans les mêmes conditions peut quant à lui bénéficier de prix très attractifs.

La mise en vente des chambres d’hôtels est gratuite pour les vendeurs, qui recevront la somme de la vente une fois le séjour effectué. RoomRoom prélève seulement une commission de 15% sur chaque transition. C’est la start-up qui s’occupe de la modification d’identité du voyageur. En moyenne, l'internaute bénéficie de 30 à 80 % de réduction sur une chambre d'hôtel par rapport au prix du marché. Quelques mois après son lancement, le site propose plus de 200 annonces principalement à travers l’Europe. La start-up espère atteindre entre 500 et 100 annonces d’ici la fin de l’année.

L’idée de cette plateforme est venue à Michel Athénour, également créateur et cofondateur de la société Cityvox, alors que l’une de ses étudiantes s’étonnait de l’inexistence d’un équivalent de trocs de billets de train, mais dans l’hôtellerie. En faisant des recherches, il constate plusieurs chiffres parlants qui le pousseront à lancer RoomRoom: sur les 30-40 % de réservations non annulables, 1,5 % des chambres payées demeurent chaque jour vacantes. En France, on estime à 1,2 million le nombre de nuitées gaspillées par an.

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