Wingly veut faire décoller le co-avionnage

La start-up Wingly propose une plateforme de co-avionnage.

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Leila Jolin-Dahel

23 juillet 20153 min de lecture

Wingly
© Archives Travolution

La start-up Wingly propose  une plateforme de co-avionnage. Ayant pour but de réunir des pilotes d’avion de tourisme désireux d’amortir leur coût de vol et des passagers recherchant un trajet plus rapide, le site a été lancé le 9 juillet dernier.

Vous partez en week-end à Saint-Raphaël? Pourquoi ne pas emprunter le "Blablacar du ciel"? C'est ce que la plateforme Wingly propose à ses utilisateurs. Elle permet aux pilotes qui possèdent des petits avions privés de proposer les places libres à bord de leur appareil en fonction des vols qu’ils vont effectuer. Une page indiquant l’aéroport et l’heure de départ et d’arrivée affiche également la durée du vol, le nombre de places restantes et le prix par place. Les passagers utilisateurs de Wingly n’ont plus qu’à choisir le voyage qu’ils désirent faire, que ce soit pour aller vers une destination spécifique ou simplement admirer le paysage du haut des airs. La demande est ainsi acheminée au pilote qui peut décider d’accepter ou de refuser des passagers, avec un fonctionnement similaire à celui du service de co-voiturage BlaBlaCar. L’identité et la licence du pilote sont vérifiées avant que ce dernier ne s’inscrive sur le site et les paiements se font en ligne. Wingly a également mis à la disposition de ses utilisateurs un « chat » afin de faciliter les communications entre le pilote et ses passagers. Des informations sur le pilote sont publiées sur la page de chaque vol. Son nom, sa notation, son nombre d’heures de vol total et celles dans le modèle d’avion spécifique sont affichés.

La start-up française a été fondée par l’ingénieur aéronautique Bertrand Joab-Cornu, le polytechnicien et pilote de formation Emeric de Wazniers, ainsi que part le web développeur berlinois Lars Klein. Leur but : démocratiser l’aviation légère en ciblant les 40 000 pilotes et 630 aéro-clubs en France.

Des règles strictes à respecter

Différents des avions commerciaux, les avions utilisés par les pilotes de Wingly sont légers. Les services offerts par ce type de vol ne sont donc pas les mêmes que ceux des grandes compagnies aériennes. Les vols peuvent également être annulés si la mauvaise météo mine la sécurité du voyage. Le pilote peut également décider spontanément de ne pas voler. À ce sujet, le site Wingly spécifie que le conducteur demeure le seul maître à bord. Le pilote est également tenu de ne pas dépasser le pro-rata du partage des coûts afin de ne pas devenir un vol commercial, ce qui ferait en sorte que le pilote ne serait légalement plus protégé par ses assurances en cas de problème. Par exemple, pour un vol reliant Paris à Genève, il en coûte 166,10 euros par passager. Ce n’est pas vraiment moins cher en comparaison avec les vols commerciaux. Les usagers évitent toutefois les longues files de sécurité et diverses étapes précédant le vol à l’aéroport.

Il est à noter qu’Uber avait proposé un service similaire en 2014 avec des trajets reliant Paris et Nice en jets privés. La société de VTC a également relié l’aéroport de Nice au dernier Festival de Cannes après avoir signé un partenariat avec une entreprise d’hélicoptères.

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