Le géant de Mountain View a annoncé il y a quelques jours le lancement d’Eddystone, sa technologie beacons open source.
Ce n’était qu’une question de temps pour que Google se lance aussi dans la course aux beacons, ces petites balises qui, lorsque l’on passe à proximité, viennent activer le contenu d’une application de son smartphone via le bluetooth low energy (BLE). La majorité de ses camarades GAFA ont déjà lancé leur technologie : Apple avec l’iBeacon et récemment Facebook avec Facebook Bluetooth Beacons. Il ne serait pas étonnant qu’Amazon s’y mette bientôt également. Même Samsung s’est intéressé à ces objets connectés avec Proximity.
La technologie de Google se nomme, elle, Eddystone. Elle est en open source et accompagnée d’une plateforme de paramétrage. Eddystone est compatible avec les terminaux iOS et Android et tous ceux compatibles avec le Bluetooth 4.0. Pour l’occasion, Google a lancé deux nouvelles APIs : Nearby pour Android et Proximity pour iOS. Dans un billet explicatif sur son blog, la firme de Mountain View explique que la technologie peut également fonctionner lorsqu’une marque ou un professionnel ne possède pas d’application, en activant des URL.
Côté sécurité, Google a conçu des identifiants éphémères pour empêcher les hackeurs d’intercepter les données émises par les appareils. La société serait en négociation avec des constructeurs de balises. Eddystone sera couplé à d’autres services Google tels que Google Maps et Google Now.
Les beacons ont-ils de l’avenir dans le Tourisme ?
L’arrivée de Google dans la course aux beacons ne fait que confirmer le potentiel de ces petites balises. La multiplication des acteurs proposant cette technologie est une bonne nouvelle pour le Tourisme, car elle deviendra plus facile à mettre en place. Elles ont plusieurs utilités dans le secteur. D’abord, une valeur publicitaire. Elles peuvent par exemple envoyer des offres promotionnelles lorsqu’un utilisateur passe devant une agence de voyage. Dans un hôtel, un client peut aussi recevoir des offres l’invitant à se rendre au restaurant de l’établissement ou au spa lorsqu’il passe à proximité. La chaîne Marriott a équipé plusieurs de ses établissements avec cette technologie.
Ensuite, elles ont une valeur informative. Dans un lieu culturel, un visiteur peut recevoir des informations sur une œuvre d’art lorsqu’il se trouve devant ou toute autre information pratique. Le musée National Geographic à Washington, l’Hôtel de Ville de Paris, la galerie parisienne Vu, tous ont testé les beacons pour enrichir la visite. Dans un aéroport, le billet d’un voyageur peut s’afficher alors qu’il approche de la porte d’embarquement. Il peut également recevoir des informations relatives à son vol. L’aéroport est un lieu intéressant pour déployer cette technologique, car on peut y pousser à la fois des messages publicitaires et informatifs.
Enfin, les beacons permettent de récolter des données sur les utilisateurs. Il est ainsi possible de savoir à quel endroit ils sont passés, quels produits ou œuvres semblent l’intéresser. De cette manière, il sera plus facile de personnaliser les messages publicitaires ou améliorer la visite dans un lieu culturel.
Une vidéo explicative en anglais :