D’ici deux ans, l’aéroport de Québec (YQB) implantera plusieurs gadgets technologiques visant à améliorer l’expérience des voyageurs et à réduire leur niveau de stress.
Si la nouvelle du fait que les employés utilisent déjà actuellement l’Apple Watch a fait grand bruit dans la Belle Province, d’autres innovations technologiques feront leur apparition à l’aéroport Jean-Lesage de Québec, qui inaugurera son nouveau terminal au coût de 265 millions de dollars canadiens (190 millions d'euros) en 2017.
Tout d’abord, le YQB lancera au début de l’an prochain une toute nouvelle application mobile visant à accompagner les voyageurs en détectant leur position dans l’aéroport par le biais du GPS et de bornes peu coûteuses qui retraceront les empreintes Wi-Fi et Bluetooth de leur cellulaire. Dès leur arrivée à l’aéroport, les passagers seront au courant du temps exact avant l’embarquement du vol qu’ils ont réservé ainsi que du délai d’attente avant de pouvoir passer la sécurité.
Le porte-parole de l’aéroport, Mathieu Claise, a expliqué à un journaliste du Journal de Québec que le but de cette nouvelle application était de rassurer le voyageur en lui indiquant le temps dont il dispose avant son vol. L’application détectera également automatiquement le moment où le passager franchit la sécurité pour l’aviser du temps restant, tout en lui indiquant la porte d’embarquement.
Un nouveau terminal digital
Dès cette année, de nouvelles bornes d’enregistrement qui pourront se charger des bagages des voyageurs seront installées aux comptoirs de départs. Les passagers ne seront plus ainsi obligés d’attendre en file avant l’ouverture des comptoirs. Si 90% des gens effectuent leur embarquement sans complication, selon Mathieu Claise, cela signifie une amélioration de l’efficacité du travail des employés qui pourront se consacrer aux cas plus problématiques sans être débordés. En plus du remplacement des bornes d’enregistrement, l’aéroport a envisagé la construction d’un entrepôt de bagages automatisé. Prévu pour l’ouverture du nouveau terminal, celui-ci fera l’objet de tests cette année.
Au cours de l’année 2016 se fera aussi une implantation de bornes de contrôle automatisées pour remplacer certains agents des Services frontaliers canadiens. Si le choix de la technologie utilisée n’est pas encore déterminé, les voyageurs rentrant au Canada pourront numériser rapidement leur passeport en faisant leur déclaration sur l’écran de la borne. La biométrie faciale est également envisagée pour valider l’identité des passagers.
Finalement, la technologie NFC, qui est de plus en plus intégrée aux appareils mobiles afin de remplacer les cartes en plastiques de programmes bancaires ou de récompenses, connaît une présence croissante dans les aéroports et les compagnies aériennes à travers le monde. Utilisée à la place des cartes d’embarquement et pour valider l’identité des passagers, cette technologie se veut être une mesure de contrôle beaucoup plus simple et rapide que les méthodes traditionnelles.
Si les Japonais et les Européens implantent déjà actuellement le NFC progressivement et que les Américains hésitent encore, le Canada doit quant à lui définir les enjeux des contrôles réglementaires face à cette technologie.