La start-up new-yorkaise spécialisée dans les technologies d’intelligence artificielle DigitalGenius vient de lever 3 millions de dollars afin d’aider les entreprises à automatiser leur service à la clientèle.
Cette première campagne de financement de capital de risques a été faite auprès de Metamorphic Ventures, avec la participation de Lerer Hippeau Ventures, Lowercase Capital, RRE Ventures, Lumia Capital, ainsi que d’autres investisseurs.
La plate-forme de la start-up automatise des conversations de questions-réponses, qui pourraient venir en aide aux entreprises désireuses d’offrir un service de soutien à leurs clients sans devoir embaucher de personnel pour le faire. La technologie de DigitalGenius exploite une multitude de sources de données et utilise le machine learning et un langage naturel (NLP) qui tente de reproduire des inflexions de voix humaines « amicales ».
En comptant déjà actuellement des clients tels qu’Unilever, BMW ainsi que plusieurs banques, Digital Genius pourra, avec ces 3 millions de dollars supplémentaires, assurer sa croissance et ses opérations afin d’offrir ses produits d’intelligence artificielle pour métamorphoser la façon dont les marques communiquent avec leurs clients.
« Avec la prolifération du NLP et de l’intelligence artificielle, de plus en plus d’applications seront conçues afin de réduire les irritants des consommateurs », a déclaré le co-fondateur et General Partner de Metamorphic Ventures, David Hirsh, dans un communiqué paru récemment. « L’équipe de DigitalGenius a créé une incroyable plate-forme dont les entreprises peuvent tirer profit afin d’augmenter le niveau de satisfaction de leur clientèle et de réduire leurs coûts de main-d’œuvre. Je suis impatient de vivre dans un monde où l’interaction avec une entreprise de câblodistribution est en fait une expérience agréable. »
Une tendance dans le marché des Technologies
Plusieurs initiatives venant de la part de start-ups et d’entreprises établies ont été vues dernièrement sur le marché. Le mois dernier, une start-up concevant des systèmes cognitifs afin que les entreprises créent des applications plus intelligentes, Nervana Systems, a réussi à lever 20 millions de dollars. Juste avant, une start-up qui utilise le deep learning afin d’identifier les consommateurs de drogues, Atomwise, avait amassé 6 millions de dollars. Du côté des grosses pointures, Facebook a révélé l’expansion de sa division européenne de recherche en intelligence artificielle en ouvrant un nouveau bureau à Paris. Quant à Google, l’entreprise avait annoncé sa technologie de reconnaissance de la parole au taux d’erreur de 8% en 2013.
De quoi fournir amplement de nouvelles opportunités qui peuvent paraître alléchantes aux yeux des entreprises, qui pourraient envisager d’éventuellement remplacer certains employés par des robots afin d’améliorer l’efficacité de leurs services, tout en économisant sur les coûts de main-d’œuvre. À quand les agents de bord et les douaniers robotisés?