La majorité des entreprises donneront la priorité aux applications dans leur modèle économique d’ici 2018, selon une étude menée par la société de conseils, d’études prévisionnelles et d’analyses quantitatives Oxford Economics pour l’entreprise de création de logiciels CA Technologies.
Appelée “The Battle for a Competitive Advantage in the App Economy”, l’étude a été menée à l’échelle mondiale auprès de 200 managers métiers et de responsables informatiques qui ont fait un état des lieux de leur stratégie application et de l’impact de celle-ci sur les performances de leur entreprise.
« Nous savons déjà que le logiciel bouleverse le monde, pour citer Marc Andreessen. Cette étude est une nouvelle démonstration de cet état de fait. Elle démontre également que les critères essentiels de réussite dans l’économie des applications se résument en la capacité des organisations à délivrer leurs innovations sur le marché très rapidement avec un haut de degré de qualité, à moindre coût et de manière sécurisée », a affirmé le Global Digital Transformation Lead de CA Technologies, Justin Vaughan-Brown, dans un communiqué.
Le sofware-drive, un avantage concurrentiel
En prenant conscience de la révolution numérique actuellement en cours, les entreprises sont de plus en plus nombreuses à revoir leur stratégie pour s’adapter aux exigences de cette nouvelles économie des applications. Le modèle “software-drive” , un mode de fonctionnement entièrement basé sur les logiciels et les applications, serait un avantage concurrentiel pour une entreprise, selon 43% des personnes interrogées. Ils sont également 78% à estimer que ce modèle, qui transforme de plus en plus le paysage du commerce traditionnel, sera la norme d’ici trois ans. Selon 45% des sondés, le software-drive permet de renforcer l’agilité de l’entreprise et de raccourcir les délais de mise en marché, deux facteurs prioritaires au niveau des stratégies de compétitivité des entreprises étant donné leurs impacts sur les délais de prise de décision et de leur avantage concurrentiel.
Un modèle aux nombreux bénéfices
Selon les résultats de l’enquête, 47% des sondés estiment que le software-drive a un impact bénéfique sur les parts de marché. Pour 42% d’entre eux, cela influe également sur le développement de nouveaux produits et services. Enfin, 36% des personnes interrogées sont d’avis que cela a un effet positif sur les performances financières d’une entreprise.
“Les entreprises ne peuvent plus se contenter de proposer des produits ou services de qualité, a affirmé le Directeur Technologique de CA Technologies, Otto Berkes. Aujourd’hui, pour réussir, il faut fournir une expérience client parfaite”. Et de rappeler le fait que cela doit devenir une priorité pour l’entreprise désireuse de se démarquer.
Plus de la moitié des répondants a déclaré avoir investi dans de nouveaux types de technologies, comprenant entre autre des applications mobiles et des logiciels basés sur des API, au cours des trois dernières années. Un nombre similaire de sondés aurait l’intention d’augmenter les investissements en logiciels au cours des trois prochaines années. Ils sont également 54% à développer de nouvelles stratégies d’interaction clients et 49% à envisager de ré-internaliser des processus de développement de logiciels. Enfin, 47% des entreprises ont prévu d’effectuer des fusions et des acquisitions dans le but de renforcer leurs capacités de développement d’applications.
Optimiser l’expérience client
Dans une ère de constants changements, près de la moitié des sondés ont estimé que le software-drive avait eu un impact sur la rapidité de leurs prises de décisions. 37% ont quant à eux affirmé que les opérations en interne de leur entreprises avaient été affectées en profondeur. Aussi, si 59% des répondants ont déclaré être en mesure de promouvoir leurs offres auprès des consommateurs de façon efficace, ils étaient seulement 22% à maîtriser l’ensemble des données numériques.
L’utilisation proactive des réseaux sociaux pour interagir avec des clients et des partenaires est également une compétence essentielle pour 40% des répondants. Les entreprises ne devraient donc pas se contenter de diffuser des informations via ces plates-formes, mais également en extraire des connaissances. Toutefois, la protection des données demeure un aspect fondamental car 60% des sondés ont répondu dépenser davantage pour protéger les informations de leurs clients et ils étaient encore plus nombreux à le faire pour leurs données internes.
De plus, dans une perspective d’économie des applications, ils étaient également près de la moitié des répondants à penser qu’un rapprochement entre les responsables de la sécurité et ceux de divisions offrait de nouvelles opportunités pour une entreprise. Le fait de répondre aux besoins des utilisateurs par le biais d’interactions rapides et intuitives, sans panne, perte de données ni téléchargement de plus d’une poignée de secondes est aussi un facteur de croissance des revenus pour les entreprises qui sauront prendre des mesures adaptées en la matière au cours des trois prochaines années.
Finalement, 40% des sondés croient que la culture d’entreprise doit être adaptée aux changements stratégiques et qu’un manque à ce niveau reste le principal frein au perfectionnement des capacités de développement de logiciels et d’applications.
En somme, l’ère de la mobilité est empreinte de grands bouleversements dont l’avenir appartient à ceux qui feront preuve d’innovation.
Photo d’ouverture : Fotolia © Sergey Nivens