Un avion capable de se réparer tout seul

Une équipe de chercheurs de l’Université de Bristol effectue actuellement des recherches afin de permettre aux avions de se réparer eux-mêmes.

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Leila Jolin-Dahel

10 juin 20152 min de lecture

Avion microsphère
© Archives Travolution

Une équipe de chercheurs de l’Université de Bristol effectue actuellement des recherches afin de permettre aux avions de se réparer eux-mêmes. Le fruit de leurs expériences, qui sera présenté cette semaine à la prochaine réunion de la Royal Society à Londres, pourrait avoir plusieurs utilités allant de la réparation d’une aile d’avion jusqu’à celle de l’écran fissuré d’un smartphone.

Le processus comprend l’addition de minuscules “microsphères” creuses à un matériel composé de fibres de carbone. Lorsqu’une fissure se forme, les microsphères se brisent en libérant ainsi un liquide réparateur. Ce dernier infiltre la zone endommagée et réagit avec un effet catalyseur en déclenchant une réaction chimique qui fait durcir la substance.

L’un des membres de l’équipe de recherche, le professeur Duncan Wass, a confié au journal anglais The Independent que cette technologie a été inspirée de l’habilité du corps humain à se soigner lui-même. “Si l’on se blesse, le corps saigne, cicatrise et guérit. Nous avons cherché à obtenir le même résultat d’un matériel synthétique”, a-t-il expliqué.

Des tests préliminaires menés en laboratoire ont révélé que le matériau réparé est aussi solide que celui qui n’avait pas été endommagé. Cela pourrait amener les avions dont les ailes sont brisées à se réparer en plein milieu d’un vol. Selon la température extérieure, il faut entre quelques heures et une journée complète au matériau pour durcir complètement. “Si vous êtes sur un trajet passant par Dubaï, le matériau pourrait probablement se solidifier en quelques heures. Par contre, si vous survolez Reykjavik en plein hiver, cela prendrait probablement une journée entière”, a mentionné le professeur Wass à titre d’exemple.

Lui et son équipe ont collaboré dernièrement avec des ingénieurs aéronautiques de l’Université de Bristol dans l’espoir de trouver un moyen d’empêcher la formation de fissures minuscules et quasi-indétectables sur les ailes et le fuselage des avions. Cette nouvelle technologie pourrait également permettre de diminuer les coûts liés aux contrôles de sécurité aérienne. En ajoutant du colorant au liquide réparateur, les zones endommagées seraient plus rapidement identifiables par les ingénieurs œuvrant à l’entretien des avions.

Le professeur Wass a déclaré qu’il espèrait voir cette nouvelle technologie accessible au public dans un “futur très proche”.

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