Des chercheurs anglais mettent au point un avion hybride

Une équipe de chercheurs de l’Université de Cambridge vient de démontrer que les nouvelles sources d’énergies durables pourraient éventuellement venir en aide…

Nous suivre sur Google
LJ

Leila Jolin-Dahel

1 juin 20152 min de lecture

Avion-en-vol
© Archives Travolution

Une équipe de chercheurs de l’Université de Cambridge vient de démontrer que les nouvelles sources d’énergies durables pourraient éventuellement venir en aide aux compagnies aériennes et a mis au point un avion hybride.

En association avec Boeing, les chercheurs britanniques ont proposé un avion à moteur hybride. Basé sur un modèle monoplace du commerce, leur avion est équipé d’un moteur Honda 4 temps et d’un moteur électrique supplémentaire. Les batteries de celui-ci sont situées dans les ailes et peuvent se recharger grâce au moteur à combustion. Cela permet à l’avion de voler à une altitude maximum de 460 mètres, même si d’autres essais en cours visent à améliorer ce résultat.

Une question de stockage d'énergie

Actuellement, les batteries des avions électriques ne sont pas suffisantes pour les faire voler sur de longues distances. Cela pose un problème majeur de stockage de l’énergie pour que l’industrie aérienne puisse faire usage des technologies durables. Par exemple, si le réservoir d’un avion de ligne était rempli de batteries, l’appareil ne serait en mesure de voler qu’une dizaine de minutes environ.

Mais comme l’avion hybride n’a besoin de la puissance du moteur thermique que lorsqu’il décolle, c’est son équivalent électrique qui assure sa propulsion. Au moment où les batteries en lithium-polymère – les mêmes utilisées par les drones - commencent à faiblir, le moteur Honda redémarre et qui permet en même temps leur recharge. Un tel procédé génère une économie de 30% en carburant par rapport à un avion classique. Il relâche donc moins de CO2 dans l’atmosphère.

L’Union européenne avait également financé un projet similaire, AHEAD («Advanced hybrid engines for aircraft development ») en octobre dernier. Tout cela dans le but de réduire de 75% les rejets de gaz carbonique, de 65% le bruit et de 90% les rejets d’oxydes d’azote d’ici 2050.

Sur la même thématique

Voir tout