La Federal Aviation Administration (FAA), une agence gouvernementale chargée des réglementations et des contrôles de l’aviation civile, vient de donner son accord à un nouveau système de data et d’e-mails. Cette technologie permettra aux tours de contrôle et aux avions encore stationnés de relayer des requêtes et des instructions de plans de vol.
Ce nouveau processus remplacera les communications radiophoniques actuellement utilisées par les pilotes, souvent très longues. Selon la FAA et certains transporteurs aériens qui auraient testé cette technologie, cela représente une importante amélioration pour aider à désengorger les aéroports et aux compagnies aériennes à réduire leurs dépenses.
Ce système amène donc au cockpit la même technologie automatisée que celle d’un smartphone. Des avions ont été pilotés lors de différents tests effectués par les entreprises United Continental Holdings, United Parcel Service et Fedex à Newmark au New Jersey et Memphis au Tenessee. Durant ces essais, on a noté que les files d’attente étaient moins longues et que les retards étaient moins importants lorsque la météo était moins clémente.
« Ces minutes ont non seulement permis à l’avion de décoller plus tôt, mais ont également économisé du carburant et permis de libérer l’espace dédié à la circulation », a déclaré au média Skift un chef de bord travaillant pour l’entreprise UPS, Gregg Kastman.
Il en reviendra toutefois aux compagnies aériennes de décider individuellement si elles veulent allouer un budget pour implanter cette nouvelle technologie sur leurs appareils. Le programme est toutefois en cours de développement et sera offert dans plus de 50 aéroports à travers les États-Unis d’ici l’an prochain.
Réduire les retards causés par la météo
Actuellement, la plupart des retards sont causés par la mauvaise température, ce qui requiert de longues conversations radiophoniques entre le pilote et la tour de contrôle avant d’obtenir l’autorisation de décoller.
« Il n’est pas rare de voir plus d’une douzaine d’avions alignés à l’aéroport de Newark au New Jersey ou à John F. Kennedy à New York. Chacun doit perdre plusieurs minutes à recevoir son nouveau plan de vol», a expliqué Kastman. « Cela prend plus de temps si on programme manuellement l’itinéraire dans le système de navigation de l’avion et qu’on s’assure avec les répartiteurs qu’il y a assez de carburant à bord ».
« En faisant l’usage du Wi-Fi, un pilote n’attend que quelques secondes avant de recevoir son nouveau plan de vol. L’itinéraire est également automatiquement intégré au système de navigation de l’avion, tout en étant envoyé simultanément aux répartiteurs des compagnies aériennes. Cela sauve énormément de temps », a-t-il ajouté en soulignant le fait qu’employer une technologie numérique réduisait les malentendus entre les pilotes et les contrôleurs, améliorant ainsi la sécurité.
Il est toutefois pertinent de se demander quels sont les risques de piratage liés à ces nouvelles technologies, en citant l’exemple de Chris Roberts, qui a récemment affirmé avoir réussi plusieurs fois à s’introduire dans le système informatique des cockpits. Les systèmes mobiles peuvent également connaître des problèmes techniques, comme cela a été le cas sur certains vols d’American Airlines le mois dernier.