Amadeus vient de publier un rapport intitulé « Future Traveller Tribes 2030: Understanding tomorrow’s traveller » qui explique quels seront les différents types de profil voyageur en 2030. Une partie est consacrée à leur rapport avec la technologie.
En 2030, ce qui différenciera les différents voyageurs sera leurs préférences pour un certain type d’interface ou un certain type d’expérience technologique. Il y aura beaucoup moins de critiques envers nos sociétés devenues ultra-connectées, car l’époque pré-digitale sera plus éloignée. Certains préféreront la technologie dite « invisible » qui s’incorpore dans le quotidien. D’autres préfèreront afficher du contenu virtuel devant l’un de leurs yeux. Certains préfèreront les appareils ayant l’apparence de ceux d’antan. D’autres voudront que la technologie soit humanisée. Beaucoup de ces aspects de la technologie existent déjà sous plusieurs formes. Chacune peut permettre aux marques d’engager le client, en proposant des offres personnalisées à des degrés jamais imaginés et donc proposer une meilleure expérience client.
La connectivité comme mode de vie
D’ici 2030, les Télécoms auront fait en sorte que le roaming ne coûte presque rien selon Amadeus. Mais c’est le Wi-Fi qui sera la principale source de connectivité et il sera omniprésent. Aujourd’hui, les voyageurs choisissent les hôtels et les compagnies aériennes en fonction de l’accès Wi-Fi. En 2030, ceux qui ne le proposent pas seront vus comme désuets. Les clients choisiront alors selon l’accès Wi-Fi le plus rapide. Dans ce monde ultra-connecté, une multitude d’appareils composeront l’Internet of Things.
Quant aux mobiles, ils seront tous équipés de la 5G, qui ne représentera pas de grandes améliorations, mais qui permettra de naviguer sur Internet toujours plus rapidement. Actuellement, des chercheurs à l’Université de Surrey planchent sur une connexion 65 000 fois plus rapide que la 4G. Une vitesse qui sera certainement revue à la hausse au fil des années. Des technologies telles que le paiement en ligne dans l’avion, le tracking en temps réel ou le streaming vidéo en HD seront beaucoup plus performants et plus abordables, parce que devenus mainstream.
Parallèlement à ces évolutions, Amadeus pense que des vacances type « Digital Detox » verront de plus en plus le jour. Ce ne seront pas des lieux où la technologie est absente, car cela serait impossible, mais elle serait invisible. Une illusion très sophistiquée qui donnera l’impression de retrouver une vie faite d’amour et d’eau fraîche.
Des devices qui communiquent entre eux
En 2030, la plupart des technologies seront portatives et interagiront avec d’autres partout dans le monde. Elles seront ainsi les intermédiaires de nos relations sociales en permettant le partage d’information instantanément. Les smartphones permettront encore plus facilement d’obtenir ce que l’on veut, sans l’intervention d’une tierce personne. « J’ai acheté un billet de train l’autre jour et en un seul clic le billet était dans ma boîte mail et mon départ était affiché dans mon calendrier Outlook avec toutes les informations nécessaires. Je n’ai rien eu à écrire », explique un voyageur d’affaires espagnol interrogé par Amadeus.
Des robots et de l’automatisation
Avec l’évolution de l’automatisation et de la robotisation, les voyageurs auront affaires à des interfaces organiques et utilisant le langage naturel. L’objectif des ingénieurs est de faire en sorte que la technologie se comporte comme les humains. Certaines taches aujourd’hui effectuées par des hommes seront traitées par des algorithmes, des robots ou autres conseillers virtuels. Les voyageurs auront donc une autre perception et interaction avec les acteurs du Tourisme. La grande question que se pose Amadeus, c’est si le public acceptera ces machines ou s’il préférera une « human touch ». Dans tous les cas, les réactions ne seront pas uniformes.
De la data à foison
Les smartphones, mais aussi les bracelets connectés et les montres intelligentes seront bourrés de capteurs permettant de collecter une multitude de données. En scannant les visages, les ordinateurs commencent déjà à atteindre un niveau de sophistication qui, dans le futur, permettra de connaître les réactions des utilisateurs devant un film, un débat politique ou une discussion avec un ami. Cela changera beaucoup de choses dans la manière de se comporter avec un client et de personnaliser son discours. La biométrique aura également un intérêt dans la sécurité, pour identifier une personne recherchée ou une personne faisant un malaise par exemple. Une technologie qui devrait fortement intéresser les aéroports, même si le système ne devrait pas encore être parfait en 2030.
Des simulations qui rassurent
D’ici 2030, la simulation aura pris une place importante, dans une logique de « tester avant d’acheter ». Les clients voudront êtres sûrs de ce qu’ils achètent. Les hôtels et compagnies aériennes proposeront ainsi des « previews » de leurs services à travers la réalité virtuelle, grâce à des technologies comme le casque Oculus Rift racheté par Facebook en 2014. Amadeus donne l’exemple de Marriott qui a permis aux passants de vivre une expérience immersive et de voyager à l’autre bout du monde. Bien sûr, les simulations ne remplaceront jamais les vrais voyages. Il s’agit donc d’un complément pour encourager les voyageurs à aller dans d’autres régions du monde ou le rassurer sur sa destination.
Photo d'ouverture : Fotolia © Sergey Nivens