Sky Boy fait partie de la nouvelle promotion du Welcome City Lab qui intégrera très bientôt l’incubateur. La start-up a inventé la réalité superposée qui permet de superposer une couche de virtuel sur le réel et ainsi animer les lieux touristiques.
Sky Boy est une société de production audiovisuelle lancée par Vincent Burgevin, scénariste et réalisateur pour le cinéma, la télévision et le web depuis quinze ans. Créée il y a quelques mois, la start-up propose de mettre la réalité superposée au service des lieux touristiques et culturels. Même si les deux technologies se ressemblent, la réalité superposée diffère de la réalité augmentée : il s’agit d’une vidéo à 360° préenregistrée qui s’active à endroit donné. Avec la réalité superposée, l’utilisateur n’a pas besoin d’utiliser la caméra de son smartphone ou sa tablette. Une technologie dont Vincent Burgevin est propriétaire, puisqu’il l’a fait breveter.
« Prenez l’exemple du Château de Versailles. On dit souvent que c’est un peu vide, qu’il n’y a que des meubles. Avec la technologie Sky Boy intégrée dans une application, les visiteurs pourraient tendre leur mobile vers le lit du roi et verraient le roi dormir puis se réveiller et interagir avec sa famille dans la pièce ! Il s’agit de raconter une histoire, de revivre les évènements comme si l’on y était, une véritable machine à remonter le temps », explique t-il. Pour que la vidéo se lance, l’application géolocalise l’utilisateur, afin de vérifier s’il se trouve au bon endroit, sinon ça n’aurait pas d’intérêt.
Une conception de A à Z
Sky Boy propose aux acteurs du Tourisme d’écrire le scénario, filmer, créer l’application en marque blanche, puis d’intégrer la vidéo. Si un acteur possède déjà une application, il n’y a plus qu’à l’intégrer. Disponible pour tous les appareils mobiles Android et iOS, cette technologie a déjà convaincue l’OT de Ouistreham ou encore le gouvernement australien, avec qui la start-up est en train de travailler. « C’est une technologie très facile à mettre en place, puisqu’il suffit de filmer une vidéo puis l’intégrer dans une application », déclare Vincent Burgevin. Pour une application où l’on verrait un guide faire une visite dans un musée, il faut compter environ 8000€ pour 3 à 4 spots. Pour une autre application, avec des effets de spéciaux et plus de comédiens, il faut compter plus de 40 000€. « Des tarifs plus abordables que la réalité augmentée où la note peut s’élever à plusieurs centaines de milliers d’euros », selon lui.
Pourquoi avoir choisi de mettre la réalité superposée au service du Tourisme et pas un autre secteur ? « C’est un secteur où il est plus facile de raconter des histoires. Et ça tombe bien puisque donner vie à un lieu et raconter les histoires autrement, c’est notre spécialité », conclut Vincent Burgevin.